Incarnation de la folie décadente, puissance abstraite aux envies meurtrières. Car la ville est tout et que tout est la ville. Venez découvrir une nouvelle forme de déicité malsaine et écrasante.
 
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 Sagarashi Shou

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Sagarashi Shou

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Date d'inscription : 01/11/2011

MessageSujet: Sagarashi Shou   Mar 1 Nov - 19:25

SAGARASHI SHOU



    Nom & prénom : SAGARASHI, Shou

    Âge, poids, taille & profession :
    23 ans, 57 Kg, 1m80, sans travail ni école depuis 1 an.

    Physique :
    Depuis mon éveil, mon physique n’avait presque pas changé. J’étais seulement devenu plus pâle que je ne l’étais avant, j’avais pris quelques kilos à force de me muscler mais rien de bien alarmant.

    J’étais toujours aussi grand et svelte, ce qui me donnait l’impression de n’être qu’un gringalet. Pourtant je commençais à développer quelques muscles depuis que ma survie dépendait du flingue qui pendait à ma ceinture. Il me fallait au moins ça pour pouvoir supporter le recul de l’arme puisque ma main gauche ne pouvait pas m’aider à la maintenir.

    En effet, j’étais partiellement paralysé suite à une altercation assez violente avec un Ancien connu sous le nom de « La Banshee ». A cause d’elle, j’avais perdu l’usage de ma main gauche. Peu importe ce que je faisais, je n’avais plus une seule réaction de ce coté, ce qui me frustrait au plus au point, ajoutant à mon visage une pointe de colère qui creusait un peu plus mes traits émaciés, me rendant aussi flippant mes yeux souvent soulignés par de profondes cernes à cause de fréquentes insomnies.

    Il y a un an, je me vantais de ne pas avoir une seule cicatrice. Désormais, ce n’était plus le cas. Ma jambe gauche montrait une large ellipse blanche suite à une blessure que je m’étais infligée volontairement, me plantant un couteau dans la cuisse près du muscle fémoral, pour sortir d’une crise causée par mon ancienne particularité. Une autre au bras m’avait été infligé par une fillette de douze ans qui voulait me dévorer. Une éveillée, comme moi. Simplement elle semblait délirante et si elle s’excusait en disant qu’il fallait qu’elle me mange pour vivre, j’ai du l’abattre pour me protéger d’elle. Une autre marque encore, ornait mon mollet, résultant de la morsure d’un chien policier durant une course poursuite. Le pauvre animal avait subit le même sort que la petite Rei (cf : version 1 de Kyooki) et son maître a peut être eu plus de chance vu que je l’avais juste blessé à la jambe. D’autres petites coupures avaient eu le plaisir déplaisant de marquer mon corps et mon visage mais tellement légèrement qu’on n’en voyait presque pas les séquelles.

    Ma longue chevelure noire de jais qui, avant, tombait un peu en dessous de mes épaules avait été coupée et je m’efforçais de me raser aussi souvent que possible pour ne pas que cela gêne ma compagne, Diamond. Elle était aussi ma garde du corps, ancienne membre d’une section d’élite de l’armée. Elle avait été formée à l’art de la guerre et nous nous protégions l’un l’autre désormais. Mais c’est une autre histoire.

    Ce que je peux dire c’est qu’elle aimait chez moi mon regard profondément noir, animé d’une petite lueur d’espoir mêlée de tristesse, ainsi que mon air stoïque qui me donnait l’air d’être quelqu’un sachant garder son sang-froid alors que cela n’était pas toujours vrai.

    Mental :
    Un an s’était écoulé depuis mon éveil, et beaucoup de choses avaient changées, ou du moins s’étaient vues être nuancées.

    J’étais naturellement quelqu’un de calme et discret, préférant le langage du corps plutôt qu’une discussion animée. Il y a plus de moyens que la simple parole pour se faire comprendre et décrypter le comportement des gens m’avait toujours fasciné. J’étais quelqu’un de timide aussi, mais une fois que l’effort d’aller vers l’autre est fait, il m’est difficile de faire marche arrière et d’éviter la discussion.

    Mais je suis fondamentalement quelqu’un de très solitaire, qui ne partage pas grand-chose de sa vie, ce qui est quelque chose de très paradoxale vu que j’étais quelqu’un de très généreux, me sentant impliqué dans le monde. Mon empathie était au delà de la normal il y a un an et j’aurais pu faire n’importe quoi pour n’importe qui. C’est ce qui m’a value d’ailleurs de sauver une jeune femme aveugle que je recherche depuis un an. Mais maintenant je n’accorde plus la même confiance aux autres, me méfiant de plus en plus d’eux à cause de mes expériences passées.

    Des remords ? Oui et pas des moindres. J’avais tué déjà plusieurs personnes depuis mon éveil et beaucoup de personnes innocentes ont été impliquées dans mon histoire, celle d’un éveillé cherchant à survivre dans une ville de fou… et beaucoup sont morts pour rien au final. Et pourtant, peu importait le nombre, je me sentais toujours un peu responsable de tout ça et voler une vie par-ci, une autre par-là ne faisait qu’alimenter mon malaise. Je n’ai jamais voulu tuer personne, Gaïjins ou Éveillés. Mais quand votre vie est en danger, il n’y a rien qu’on ne puisse faire comme on le souhaiterait et depuis, je vis en priant pour le repos de leurs âmes, le poids de leur mort sur la conscience.

    La tristesse faisait donc partie de moi. Il m’arrivait souvent de pleurer silencieusement, sur le balcon d’une planque, regardant le ciel noir de Kyooki, loin du regard de la femme que j’aimais, qui partageait la même galère que moi. C’était aussi dans ma nature de ne vouloir inquiéter personne au point d’être le seul à souffrir, gardant les choses pour moi, égoïstement.

    J’étais aussi devenu quelqu’un de très rationnel, ne croyant plus au destin ni à quoi que ce soit d’autre alors qu’à une période, cette femme aveugle m’avait presque convaincu que mon éveil avait un sens.

    J’étais aussi devenu quelqu’un de très pessimiste avec le temps, comme si ce que je voyais dans cette ville était un avertissement pour ceux qui avait encore de l’espoir. De ce fait, je me suis mis à penser que la vie n’avait de sens qu’à un instant T et que la mort pouvait nous prendre à tout moment. C’est pourquoi j’étais devenu si méfiant, et que j’étais toujours très angoissé au fond de moi.

    Dès que j’entendais le nom de la Banshee, une peur panique me prenait, ainsi qu’un accès de rage. C’était la seule et unique chose qui me mettait dans un état comme celui-ci, ne m’étant toujours pas remis du traumatisme d’il y a un an, quand elle m’a volé mon don et l’usage de ma main gauche. J’étais devenu obsédé par la crainte d’une nouvelle rencontre mais aussi par mon désir de vengeance.

    Souvenirs :
    Je ne sais pas si c’est ce qu’il s’est passé vraiment ou si certaines choses ont été modifiées, ma vie à Kyooki fut bonne d’après les souvenirs, surement faux, que j’avais encore. Je suis né il y a 23 ans lors d’une nuit d’automne. Ce ne pouvait-être autre chose qu’une nuit de toute manière. Ma mère est morte lors de son accouchement et j’ai été élevé au mieux par mon père et avec mon frère ainé. Nous n’avions pas de problèmes d’argent et nous ne connaissions que les bons moments, aussi irréels puissent-ils être. Tout nous souriait. J’étais un excellent élève à l’école tout comme mon frère ainé, âgé de 5 ans de plus que moi.

    Alors que je venais d’avoir 7 ans, mon père m’emmena dans le parc public pour une surprise. Il m’avait acheté un chiot. C’était un magnifique labrador. Je l’avais appelé Torii (oiseau en japonais). Ne me demandez pas pourquoi mais mon imagination était très fertile à cette époque et je me disais que les chiens pouvaient voler comme des oiseaux quand on ne les regardait pas. Ce fut le plus beau jour de ma vie.

    A l’âge de 10 ans, je connu mon premier amour… C’était vraiment puéril. Je n’étais qu’un môme à l’époque et pourtant j’étais convaincu qu’elle serait toujours celle que j’aimerai… je ne me souviens plus du tout à quoi elle ressemblait et d’autres après ont su me la faire oublier. Mais je n’ai jamais réussit à avoir une relation stable avec une fille. A chaque fois quelque chose faisait que je ne me sentais pas à l’aise avec l’autre et je finissais par briser le lien qui nous unissait, ou tout simplement était-ce parce que je ne les avais jamais véritablement aimées. C’est comme ça. J’étais peut-être un peu trop perfectionniste.

    Rien ne fut bien passionnant durant mon adolescence… J’étais celui qui restait à l’écart des autres car ça m’allait très bien comme cela. Tout le monde pensait qu’on m’évitait comme la peste mais c’est moi qui évitais les autres en réalité. J’ai toujours été en avance sur mon âge et je trouvais les autres trop immatures et inintéressants… et ce jusqu’à mes 17 ans.

    C’est la première fois que je me mêlais à un groupe. C’était une expérience étrange pour quelqu’un qui n’avait connu aucun contrat social avec autrui. Mais j’aimais bien les personnes de ce groupe. Il y avait Miki, une fille doué et très intelligente. Comme moi elle était réfléchie et posée… Il y avait aussi Sousuke. Lui, il était drôle et impulsif. Il était le noyau qui nous maintenant tous dans le groupe. Quand nous étions seuls de notre côté, Sousuke avait toujours une idée folle pour nous réunir pour faire une virée dans un bar, ou alors nous baigner dans la fontaine du parc public du quartier dans lequel nous résidions… mais un jour, tout prit fin.

    Je venais d’avoir 21 ans quand Sousuke s’est suicidé. Personne ne comprenait pourquoi il avait fait ça. Il semblait heureux. Certains livres de psychologie prétextaient qu’une personne trop heureuse avait un mal-être à cacher… et j’y ai cru. Je me suis toujours demandé si Sousuke était ce genre de personne et j’ai admis que c’était la seule conclusion valable.

    Mais maintenant que je me suis éveillé, je sais que tout ceci peut être un mensonge. Peut-être que ce souvenir de suicide nous provient d’une synchronisation. Six jours après mon 22ème anniversaire, ma vision du monde changea… je m’éveillai.

    Particularités :
    Avant, je pouvais lire dans les pensés des autres. Enfin « lire », ce n’était pas vraiment ça. Disons que je réceptionnais constamment les pensés des personnes qui m’entouraient, et je faisais le tri parmi ce que je voulais entendre ou non grâce à l’opposition d’un pare-feu psychique. J’avais aussi le pouvoir de projeter mes pensées vers le cerveau d’une autre personne et établir un dialogue avec elle.
    Malheureusement, ce don m’a été enlevé un soir par la Banshee, qui avait surement bloqué la partie de mon cerveau qui permettait une telle chose. Depuis, j’essaie de retrouver ce don.

    Éveil :
    Premières 24 heures :
    Noir… tout était noir dans cette foutue ville. Pourquoi avais-je l’impression que la nuit durait, éternelle ? Pourquoi avais-je l’impression de ne jamais avoir vu le Soleil ? Et pourquoi il n’y avait que cette ville dans mes souvenirs ? J’avais l’impression que le monde était plus vaste et pourtant, j’avais l’impression d’être prisonniers de chaines invisibles qui me retenaient à des souvenirs qui ne me semblaient pas être les miens… ou du moins qui n’étaient pas vraiment ce que j’ai vécu, comme si mon corps se souvenait de ce que mon esprit ne se souvenait pas, ou ne se souvenait plus.

    Non je réfléchissais sans doute trop encore une fois… la fatigue avait sans doute encore raison de moi. Mais je n’arrivais pas à dormir. Je me dressais alors sur mon lit, ôtant les draps qui me couvraient et je me dirigeai vers la salle bain non loin de ma chambre, les yeux mi-clos. Par réflexe, je cherchai la poignée de la porte sans y porter un regard, mais je n’arrivais à saisir que du vide. Je réitérai l’effort sans plus de résultat avant de dédaigner regarder l’endroit où devait-être la porte en bois de chêne vernie.

    Je me reculai, pris de stupeur. L’effroi s’emparait de moi et je restais comme figé contre le mur derrière moi, bafouillant de peur des phrases incompréhensibles. Il n’y avait plus de porte. Où était-elle passée ? Je me recroquevillai alors sur moi-même, pensant que je devais faire un rêve des plus stupides et que j’allais me réveiller dans mon lit. Mais ce ne fut pas le cas. J’étais encore dans le couloir, mains sur la tête cachée derrière mes genoux, les yeux fermés. Je m’efforçais encore à ne pas les rouvrir, attendant encore la fin du songe qui n’en était pas un. Je savais que ce que j’avais vu était la vérité et pourtant je voulais croire encore qu’il ne s’agissait encore d’une illusion de Morphée.

    Le temps passait et l’aube ne vint pas… l’aube ?... mais qu’est-ce que j’étais en train d’inventer. C’est quoi l’aube d’abord… et le jour hein ? Comment pouvais-je parler d’une chose que je ne connaissais pas, que je n’avais jamais vu ? Pourtant ça existe… ça existe hein ? Oui, il n’y avait pas de doute.

    Je relevai alors doucement la tête, tremblant comme une feuille. Je n’étais pourtant pas du genre à me laisser impressionner mais n’importe quel homme aurait commencé à flipper s’il avait été à ma place. Qu’est-ce qui était en train de se passer ? Cette fichue porte n’était toujours pas en face de moi. Je ne pus m’empêcher de sombrer dans les méandres d’une folie passagère, hoquetant dans un sanglot nerveux.

    2ème “jour” :
    Je voyais enfin tout ce que je ne pouvais voir avant. Les choses changeaient sans cesse, sans que personne ne remarque rien. La peur me tiraillait le ventre et la folie avait de plus en plus d’emprise sur moi alors qu’une migraine atroce me brulait le crane, comme s’il se fendait en deux. La douleur était insupportable et des nausées me prirent rapidement.
    J’avais bien failli me retrouver prisonnier de ma propre chambre. La porte avait disparu et les murs se déplaçaient comme meus d’une volonté propre. C’était complètement dingue. Même le plus camé des toxico aurait préféré ça à un rail de cocaïne tellement la dimension de la réalité prenait une tournure psychédélique, voir même absurde. Guidé par mon esprit de survie, je m’étais élancé à travers la fenêtre avant de ne plus avoir d’issues à emprunter pour dégager de là.

    Je ne pouvais m’arrêter de courir. Il fallait que je bouge continuellement… pourquoi ? Je n’en avais aucune idée mais c’est mon instinct qui me le dictait encore une fois… et c’était la seule chose sur laquelle je pouvais m’appuyer maintenant. Mes amis, ma famille… tout était-il faux ? Que me restait-il désormais ? Je me dirigeai alors dans la direction de la maison de Miki, si celle-ci n’avait pas changé d’emplacement.

    Chacun des passants me regardaient d’un mauvais œil et personne ne semblait remarquer les changements pourtant flagrants qui se produisaient en ce moment. J’étais surement comme ça avant de « voir »…

    Enfin, j’y étais. Rien n’avait changé ici et ce fut une sorte de soulagement. Je courus jusque devant la porte d’entré et je frappai comme un dément sur la sonnette. La porte s’ouvrit si rapidement que je sursautai. Miki était là, dans l’encadrement de la porte l’air surpris. Haletant, je pris la parole en premier :

    « Miki… oh Miki, je suis si content de te voir… C’est l’enfer dehors… tout est en train de changer à une allure folle … et personne ne remarque rien… Je ne savais pas où aller… Il faut que tu m’aide… »

    Mais Miki se contenta de prendre un air encore plus surpris avant de répondre d’un air un peu hésitant :

    « Euh… on se connait ? »

    J’ai bien cru que cette réponse allait me crucifier sur place. Ma meilleure amie ne semblait pas me reconnaitre… pourquoi ? La seule explication qui me venait à l’esprit, c’est qu’elle me faisait une belle blague. Pourtant, elle avait l’air sérieuse.

    « Mais Miki… c’est moi… Shou ! Tu ne me reconnais pas ? »

    Ses pupilles se dilatèrent par la peur que lui provoquait le fait d’avoir entendu mon nom. Elle se recula tremblant de tout son long, cherchant à s’éloigner de moi, devenu apparemment une menace pour elle… pourquoi ?

    «Ne m’approche pas… MEURTRIER !!! Tu as tué mon petit ami… tu as tué Sousuke !!! NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!!»

    Je venais de me prendre la plus grosse claque de ma vie. Une farce… ce ne pouvait-être qu’une farce… ou un cauchemar. C’était impossible… Sousuke ?… Moi son meurtrier ? Qu’est-ce qui se passe NON DE DIEU !!! Non Sousuke s’est pendu dans sa chambre… je ne l’ai pas tué… je…

    Ses souvenirs avaient été modifiés… C’est pour ça qu’elle ne m’avait pas reconnu et c’est pour ça qu’elle avait remplacé le suicide de Sousuke par son meurtre… alors c’est pareil pour tout le monde… c’est pour ça qu’ils ne remarquent rien…

    Lançant un dernier regard à la pauvre Miki, morte de peur, je me mis à courir à toutes jambes… mon mal de crâne empirait à chaque impacte de mes pieds sur le sol. Je devais avoir parcouru 200 mètres avant de m’arrêter, à court de souffle. Soudain, je commençai à entendre un fort bourdonnement. J’avais beau gratter le fond de mon oreille droite avec mon doigt mais rien ne changeait… c’est comme si le bourdonnement était à l’intérieur de ma tête… et il devenait de plus en plus fort. Je pris alors ma tête entre mes deux mains, titubant comme je le pouvais jusqu’à une ruelle étroite et sombre et je commençais à hurler à pleins poumons. Je tombai à genoux avant de me retrouver allongé sur le sol, continuant de hurler, les larmes aux yeux, m’endormant harassé.

    3ème « jour » :
    Je me réveillai dans cette ruelle où j’avais dormi je ne sais combien d’heures. La notion du temps commençait à m’échapper à cause de cette nuit perpétuelle et vu que je n’avais pas de montre, il m’était difficile d’estimer le temps qui s’était écoulé depuis la nuit que j’avais passé dans le couloir. Il fallait vraiment que je trouve un moyen de découvrir quel jour nous étions… et me tenir informer des choses bien que je ne sache plus si ça en vaut vraiment la peine avec tous ces changements.

    Il fallait aussi que je me débarrasse de ce bourdonnement incessant avant de devenir complètement fou. Les nausées qu’il me provoquait me faisaient vomir toutes mes tripes et n’ayant presque plus rien dans l’estomac, je ne faisais que déglutir de la bile qui me brulait la gorge.

    Il me fallait manger quelque chose sinon j’allais surement finir par mourir de faim… mais sans argent, il me serait sans doute difficile d’avoir quelque chose. Je n’avais pas le choix : je pris une bouteille en verre dans la poubelle derrière laquelle j’avais passé la nuit, et je la brisai en la tenant par le goulot. Le verre brisé était maintenant assez tranchant pour être utilisé comme une arme de fortune, ce qui serait assez menaçant pour pouvoir être un danger bien assez conséquent pour ma victime si elle refusait de me donner son argent.

    Sortant de la ruelle, je n’avais que quelque seconde pour inventer un scénario assez crédible pour entrainer quelqu’un avec moi dans la semi-obscurité de mon squatte d’une journée pour pouvoir le détrousser sans attirer l’attention.

    Un homme d’une quarantaine d’années passait au moment ou mon plan était parfait à mes yeux. Je criai donc dans sa direction pour demander de l’aide :

    « S’il-vous-plait, j’ai besoin d’aide… Ma sœur a été agressé et elle a reçut un coup de couteau… J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider… je vous en supplie… »

    Pas de doute, j’avais été assez convainquant. L’homme vînt vers moi pour me proposer son aide et je l’invitai à me suivre, l’entrainant dans l’obscurité de la ruelle. Il me demanda où était ma sœur mais comme seule réponse, je pris ma bouteille brisé en main, la pointant vers lui menaçant :

    « Allez… filez-moi vos thunes et je vous laisserai partir sans encombres !!! »

    L’homme protesta véhément mais je n’hésitai pas une seconde. D’un geste, je lui tranchai le poignet comme avertissement à ce que je pourrai faire s’il continuait à résister. Certes je n’étais pas capable de tuer un homme… mais si je ne me montrais pas persuasif, je mourrai à force de ne pas me nourrir. Je n’avais pas le choix. Voyant l’expression de l’homme en train de regarder son poignet sanguinolent, j’avais compris que j’avais obtenu l’effet désiré. L’homme sortit son portefeuille et me tendit quelques billets. Je les pris avant de partir en courant, le bourdonnement dans ma tête accompagnant chacune de mes foulées.

    Il ne me restait plus qu’à aller prendre mon repas dans un fast-food après avoir déambulé dans les rues et je pourrai enfin me concentrer sur ce qui m’arrivait. J’avais déjà compris que les choses qu’il me semblait avoir vécues ne s’étaient sans doute jamais produites comme dans mes souvenirs. Et apparemment, je ne peux plus faire confiance en ce que je connaissais avant. J’étais seul avec comme seule compagnie ce bourdonnement qui se fit plus discret au fil des heures.

    6ème « jour » :
    Six jours c’étaient écoulés depuis ma fuite… en fait je ne savais même pas ce que je fuyais mais je le faisais. Je savais au fond de moi que quelque chose me menaçait. Le bourdonnement dans ma tête s’était enfin éteint… mais plus étrange encore, par moment j’entends des voix dans ma tête. C’est un fouillis pas possible mais j’arrive à discerner les pensées d’une personne de celles des autres et j’arrive même parfois de deviner de qui vient cette pensée. J’ai put donc apprendre que la serveuse blonde couchait avec le petit ami de son amie qui se trouvait en cuisine. Je savais aussi que le patron du fast-food dans lequel j’étais installé était en train de consulter un psy car il fantasmait sur ces deux employées.

    J’étais au courant de tous ce qui pouvait perturber les autres alors que je n’étais qu’un inconnu pour eux… Ce don était plutôt pratique mais par moment je m’en passerai bien. Parmi les clients, il y avait une femme qui repensait à la manière dont son père l’avait violée. Ces sentiments et la scène m’était totalement insupportable… Mais je n’arrivais pas encore à couper l’accès de mon esprit à certains flux d’informations.

    Il fallait que je m’entraine à maitriser ce pouvoir qui allait m’être très utile pour survivre. J’allais passer une vie à souffrir et courir… mais je me sentais enfin libre…

    Autre :
    Résumé des évènements de la V1 :
    Sans le savoir encore, j’étais vraiment dans de beaux draps. Au détour d’une rue, une ambulance avait percuté un semi-remorque, propulsée dans un bâtiment. J’étais alors venu à l’aide de l’unique survivante : une jeune femme dont les yeux avaient été crevés récemment. J’avais donc décidé de m’occuper d’elle jusqu’à ce que les secours arrivent. Mais à la place, la Ville m’avait envoyé deux agents de police. J’étais recherché, en cavale pour un meurtre que je n’avais pas commis. J’ai dû fuir, emmenant cette femme avec moi de peur qu’elle soit happée par une synchronisation. Je ne pouvais pas la laisser là. Nous nous sommes alors infiltré dans une pharmacie avant de nous rendre dans un cabinet de chirurgie esthétique, tandis que je prenais en otage les personnes s’y trouvant jusqu’à ce qu’ils l’opèrent pour retirer les restes de ses yeux en train de s’infecter.

    J’avais découvert que cette femme était comme moi, une éveillée et elle m’avait redonné confiance en l’avenir, m’affirmant que chacun de nous avait un but dans cette ville car Elle nous guidait. C’est pourquoi nous avions décidé de rassembler les éveillés pour aider la Ville dans son projet. Cette femme, c’était Denwa’. Je devenais ses yeux et ses oreilles psychiques, tandis qu’elle serait la voix de ceux qui nous rejoindraient. Enfin, c’était ce qui était prévu.

    Nous avions trouvé refuge dans un vieux bar miteux. Un endroit sûr. Et tous les soirs pendant deux semaines, je cherchais des éveillés dans les bars de la ville grâce à mon don. Puis un soir, je fus récompensé par mes efforts. Elle était là, assise seule à une table en train de siroter une bière. Elle fut alors enquiquinée par deux ahuris et ses pensés résonnèrent jusqu’à mon esprit : elle comptait sortir ses flingues.

    Pour éviter un bain de sang, je prétextai qu’il s’agissait de ma sœur, qu’elle était mentalement déficiente puis je sorti du bar avec elle, tournant dans une ruelle sombre. Elle me frappa d’une bonne droite, me plaquant contre un mur et commença à m’insulter et me menacer. Seulement quand je lui répondis en haussant la voix, je fus pris d’une crise comme celle qui s’est déroulé lors de mon éveil, mais en plus violent. J’allais finir par mourir si je ne faisais rien. Je ramassai alors un couteau trainant par terre, me l’enfonçant dans la cuisse puis je m’évanouis tandis que cette femme m’aida à me relever.

    Elle m’emmena dans sa résidence : une chambre dans un hôtel luxueux. Elle m’y soigna et je pus m’y reposer tandis que nous faisions connaissance. Elle s’appelait Diamond, c’était une ex-militaire qui avait déserté depuis son éveil. Elle était seule, aussi seule que moi et peu à peu, je commençais à tomber amoureux d’elle. Seulement nous fûmes attaqués durant la nuit par un Ancien.

    La Banshee avait été envoyée pour nous traquer. Nous ne savions pas qui était la cible, mais je savais qu’elle était là pour nous. Nous avons donc été mis en fuite, et aucun des coups portés à notre adversaire ne semblaient l’atteindre. Elle était une machine à tuer. Acculés, nous nous sommes réfugiés dans une sorte de Club/discothèque pensant pouvoir lui échapper. Malheureusement elle entra dans la danse et après qu’elle eut tué deux innocents parmi les Gaïjin qui étaient là à faire la fête, je décidai de prendre le risque de projeter mon esprit vers le siens.

    De ce que j’avais compris, la Ville, ou je ne savais quoi, avait décidé de me punir et la Banshee était le bourreau. Elle tortura alors mon esprit, détruisant tout ce qu’elle semblait nécessaire de détruire en moi, puis elle partit, me laissant à terre, comme un moins que rien. Elle m’avait volé mon don et je ne pouvais plus bouger ma main gauche : elle m’avait brisé comme une vulgaire brindille.

    Mais j’étais encore en vie, et Diamond était là, m’embrassant et je sus alors que cette femme était la seule que j’eus jamais aimée véritablement. Mais je réalisai qu’il fallait que nous fuyons et que Denwa’ était peut être en danger. C’est pourquoi je laisser à Diamond le temps de se préparer pour notre fuite, allant chercher Denwa’ à notre planque. Mais le sort s’acharnait sur moi. Arrivé dans le quartier où se trouvait ce fichu bar, je fus repéré par une patrouille de police. Elles étaient de plus en plus nombreuses depuis qu’un mystérieux serial-killer sévissait dans les environs, dévorant ses victimes.

    La course poursuite se solda par la mort d’un agent de police que j’avais tué avec le pistolet d’un de ses collègues que je venais d’assommer. Je pris alors la fuite, me cachant dans une chambre d’hôpital dans laquelle dormait une autre jeune femme : Azylis. Elle prit le temps de guérir ma plaie et de discuter un moment le temps que les choses se calment.

    Résumé de l’année qui passa :
    Quittant Azylis et l’hôpital, j’arrivai à me faufiler jusqu’à la planque. Mais Denwa’ avait disparue sans laisser de trace. J’ai erré dans le coin pendant des heures avant d’abandonner l’idée de la retrouver. Les flics l’avaient surement trouvée et emmenée. Enfin c’était ce que je m’étais mis à imaginer. Je décidai alors de retourner auprès de Diamond, mais elle aussi avait disparue. J’étais de nouveau seul.

    Pendant deux semaines, j’écumais les bars et fastfood pour surprendre quelques brides de conversations, bien que ce soit plus difficile sans ma particularité. Mais il fallait faire avec. J’espérais pouvoir collecter des informations parlant d’une femme se trimballant avec des flingues ou encore une jeune aveugle qui demandait son chemin. Mais rien de rien mis à part ce satané serial-killer dont je n’allais pas tarder à faire la rencontre.

    Au détour d’une ruelle, cette jeune fille sortit son hachoir en se léchant les babines. Elle s’approcha de moi mais quelque chose semblait la retenir. Puis elle se mit à se parler à elle-même, disant qu’elle ne voulait plus tuer mais qu’elle n’avait pas le choix que de le faire depuis qu’une certaine Tohru n’était plus là pour elle. Puis elle se jeta sur moi en pleurant, ce qui me valu une belle entaille sur le bras droit. Je tentai de lui échapper mais elle était en plein délire et elle m’avait piégé. Elle m’avoua qu’elle devait manger des humains pour survivre, car c’était la malédiction que la ville lui avait donnée pour avoir le droit de connaitre la vérité. Je n’eus d’autre choix que de sortir mon arme et de l’abattre deux coups de feu, une balle se logeant dans son épaule gauche, l’autre dans le haut de son front qui laissa échappa une marre de sang. Je pris alors la fuite, encore une fois, tandis qu’une femme sembla hurler le nom de « Rei ».

    Et c’est dans ma fuite, que je fus mis à terre, entendant le bruit caractéristique d’une arme à feu pointé à l’arrière de mon crâne. Je pensais alors que j’avais été attrapé par un flic, mais je reconnu alors cette voix étonnée qui prononça mon prénom. Me retournant, je ne pus retenir mes larmes de joie, embrassant langoureusement celle qui venait de m’envoyer au sol. J’avais enfin retrouvé Diamond.

    Depuis lors, nous ne nous sommes jamais quitté et nous continuâmes à fuir la police et les synchronisations allant de planque en planque, cherchant désespérément Denwa’ pendant près d’un an. L’Amérique était un beau pays et Diamond m’avait fait acheter une arme qui selon elle me convenait mieux qu’un flingue de flic. Il s’agissait d’un Sig Sauer P245 : une arme de poing automatique, pas trop lourde avec un faible recul. Durant un an, elle m’avait appris à tirer comme un pro, et bien plus encore.

    _________________

    Histoire :


    _________________


    Un petit mot du joueur ? :

Le revoilà encore une fois, à croire que je n'arrive pas à voir Kyooki sans lui (ou du moins jusqu'à ce qu'il soit mort) =)

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Lord milk
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MessageSujet: Re: Sagarashi Shou   Mer 2 Nov - 22:31

Quand on y repense, c'est vrai qu'il lui est arrivé un paquet de trucs à ton personnage. C'est sûrement lui qui a le plus gros vécu de tous.

Personnellement il me plait toujours autant. Ambiance un peu japonais alors qu'il n'y a pas de raisons particulières, mais c'était l'ambiance de la V1 donc j'vois mal comment j'pourrais te le reprocher. d:

Validé bien sûr, je te signale juste cette phrase au début : "Peu importe ce que je faisais, je n’avais plus une seule réaction de ce coté, ce qui me frustrait au plus au point, ajoutant à mon visage une pointe de colère qui creusait un peu plus mes traits émaciés, me rendant aussi flippant mes yeux souvent soulignés par de profondes cernes à cause de fréquentes insomnies." Dont la fin ne veut rien dire il me semble.

Au fait, sinon, tu peux décider de faire développer à ton personnage une nouvelle particularité si tu le souhaites, depuis le temps. Bien sûr il faudra également me la faire valider, mais pense y.


Bon jeu à toi !

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MessageSujet: Re: Sagarashi Shou   Mer 2 Nov - 23:30

Il doit manquer un "que" pour la phrase... je vais éditer ça quand ma flemme de cliquer sur le bouton "Editer" me sera passé xD

Pour la particularité, je vais voir ce que je peux faire de lui. Pourquoi pas un truc avec son bras justement ^^
Enfin j'ai encore le temps d'y réfléchir =)
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Sagarashi Shou
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