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 Session d'écriture

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Lord milk
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MessageSujet: Session d'écriture   Dim 23 Oct - 17:35

J'aurais pu mettre ça dans flood, comme j'aurais pu le mettre dans la section "Jeu", mais au final c'est bien ce lieu qui me semble le plus approprié.

Voila l'idée, je lance un thème et le premier qui le souhaite peut décider de relever le défi d'écrire un texte sur ce thème. Cela nous sortira un peu du roleplay et nous permettra de nous essayer dans de nouveaux domaines. Nouvelle, poème, texte sans queue ni tête, c'est qui voyez. Vous pouvez le rendre quand vous le voulez, mais tâcher de ne pas trop reporter la chose une fois que vous avez relevé le défi. d:

Une fois le texte rendu, ça sera à vous d'énoncer un thème pour le suivant. Tout le monde a compris ? C'est parti !

Le premier défi que je vous lance est : "Morceaux de chat." !


Bon courage !

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Gefarlich

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 24 Oct - 20:44

- "Il pendouille." murmure le petit bonhomme, la face déformée par l'ébahissement. Ses yeux n'en peuvent plus de fixer avec délectation, écarquillés, un objet à quelques mètres au-dessus de sa tête. Le garçon un peu plus vieux qui l'accompagne fronce à ces mots les sourcils et lâche d'une voix où l'énervement perce :
- "J'te jure que non, il oscille."
- "Il oscille en pendouillant alors.", rétorque son interlocuteur sans grande conviction, bien trop absorbé par sa découverte. L'autre hausse les épaules de dédain et fait également glisser son regard vers le haut. Insister est inutile. Il détient la raison entre ses mains, ses doigts pas encore formés, pleins de terre propre récoltée au pied de l'arbre. S'il veut pas l'entendre, il arrêtera de la partager vainement, la vérité. Puis qu'il oscille ou pas, ce sac noir flotte au gré du vent. Son mouvement n'est arrêté que par la présence alentour des feuilles épaisses du saule. Il flotte au gré du vent donc, claque et résonne dans l'air saturé de rien. Les oreilles des deux gamins se tendent, chiots aux aguets, et scrutent la moindre vibration qui en émane. Le silence installé entre eux deux se brise soudain :
- "Y'a quelque chose dedans ?"
Fillette à couettes, blonde, aux yeux bleus, deux nœuds roses en guise de chouchou, et des mains adorables posées comme un cœur sur une robe parfaitement repassée. Elle papillonne des cils. Totally cliché . A l'anglaise qui se fait mousser. L'aîné des deux lui répond avec une brusquerie propre :
- "Sûrement un truc pas beau, ou il serait pas là."
- "C'est des saletés qu'on jette dedans normalement. Mon papa il jette des saletés dedans.", se permet timidement de compléter le rouquin.
- "Des saletés..."
Miaulement.
- "Un chat !"
- "Impossible !"
- "C'est un chat."
Nouveau miaulement. Le vent est chaque seconde plus violent, et s'envolent les jupes de la gamine, et s'ébouriffent les cheveux déjà décoiffés des garçons, et se fendille le sac. Les soubresauts répétés agrandissent la fissure tel l'oiseau fait son nid. D'un mouvement commun, au bruit sourd de la chute, les enfants sursautent et s'exclament :
- "Il est tombé !"
Dernier miaulement. Puis des bustes qui se tendent, des corps qui s'approchent timidement, et pas vraiment, en se hissant sur la pointe des pieds. L'avidité naît dans le regard de notre sainte en culotte courte, et ce n'est que lorsqu'elle se permet de renifler bruyamment qu'enfin l'immobilisme de la scène s'effrite. Dans un premier temps, se mouille doucement mais sûrement un pantalon, avant que le benjamin de la bande n'éclate en sanglots feints. Il prend ses jambes à son cou, partant on ne sait où, continuer de pleurer on ne sait quoi. Le gamin restant saisit un bâton proche qu'il tend avec un sourire malsain à sa complice. Elle l'attrape, esquisse une enjambée en direction du plastique sombre et sourit en retour.
Timidement, presque à contre-cœur, l'outil écarte les portes du tombeau. Timidement, presque à contre-cœur, il découvre à petits pas, quelques morceaux de chats.

______________________________________________

Au suivant ! Qu'il écrive sur le thème Au suivant. (Quelle originalité.)
Même pas l'droit d'écouter Jacques Brel, ce serait de la triche.


Dernière édition par Gefarlich le Mar 25 Oct - 12:12, édité 2 fois (Raison : Accord de conjugaison qui brûle les yeux.)
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Lord milk
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 24 Oct - 20:56

Pas mal du tout, j'adore. d:

Drôle de thème par contre. Enfin on verra bien ce que ça donne. Par contre quand vous décidez de prendre un thème, dites le, ça évitera que quelqu'un d'autre se lance en même temps. (Enfin au pire ça serait pas grave qu'il y ait deux histoires sur le même thème. Peut être quand il y aura plus de monde. (: )

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Mer 26 Oct - 14:10

Bon allez, j'essaye quelque chose sur "Au suivant". 'Verra bien.

--------------------

« Au suivant ! »... Il y a toujours eu quelque chose de malsain avec cette phrase, nous sommes d'accord ? C'est une phrase mécanique et destinée à être répétée encore et encore. Personne n'aime entendre « Au suivant. », pas plus qu'on ne peut aimer le prononcer d'ailleurs. C'est tellement impersonnel que c'en devient irritant.
Un « Au suivant ! » s'adresse statistiquement plus souvent à quelqu'un d'autre qu'à vous, mais c'est comme si. Chaque « Au suivant ! » vous rapprochait un peu plus du votre, de celui qui vous ciblera.
Les « Au suivant ! » vous tirent de vos pensées et vous font frémir, le temps que vous réalisiez que vous avez encore un peu de répit.
Bref, j'ai toujours détesté les « Au suivant. » Je pense que cette hantise est née lorsque je faisais mon service militaire, on nous faisait mettre en rang pour toutes sortes de raisons. A chaque fois j'essayais d'être le premier, pour éviter le stress que cela me provoquait immanquablement. Lorsque je n'y arrivais pas, je frisais toujours la crise d'angoisse, c'était devenu une véritable obsession, une obsession dont j'avais une honte affreuse. Comment expliquer à quelqu'un qu'on avait peur de devoir attendre son tour ?

- Au suivant !

Je tremblais un peu. Pendant quelques minutes j'avais réussi à oublier où je me trouvais. Ce repos ne pouvait cependant qu'être éphémère car toutes les cinq minutes environ, un épais bonhomme chauve gueulait son fameux « Au suivant ! » d'une voix grave qui retentissait dans toute la pièce.
Pendant toute ma vie j'avais craint l'attente qui précédait les actions plus que les actions elles-mêmes. Je m'étais recroquevillé de peur dans les salles d'attente et avait tremblé dans toutes les files imaginables, mais aujourd'hui, je réalisais que ce n'était rien. Rien en comparaison de ce que je vivais ici.
Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais ici. C'était une gigantesque salle rectangulaire bordée de près de deux centaines de chaises dures et inconfortables et coupée par une demie douzaine de plantes en pot affreusement laides. Toutes les cinq minutes, alors que l'homme criait « Au suivant ! », un nouveau nom s'affichait sur l'écran qui le surplombait et quelqu'un se levait pour aller franchir une porte un peu à sa gauche. J'avais beau tordre le cou, il m'était impossible de voir ce que cette porte cachait, et cela me faisait peur, très peur.

- Au suivant !

Je regardai rapidement le nom qui s'affichait, rongé par la peur. « Eric Stanford. ». Ce n'était pas moi, mais je n'étais pas soulagé pour autant. Mon nom était Stanfort. Je serai immanquablement le prochain.
Depuis combien de temps étais-je ici ? Je n'arrivais pas à m'en souvenir. En regardant les autres personnes présentes dans la pièce, j'avais constaté que si aucun ne semblait aussi mal à l'aise que moi, ils n'avaient pas non plus l'air de savoir ce qu'ils faisaient ici. Tous évitaient mon regard, de façon plus ou moins discrète.
Alors que le temps avançait, je sentais la sueur couler le long de mon front. J'essayais de me concentrer pour empêcher mes bras de trembler, mais cela ne faisait évidement qu'empirer les choses. Il n'y avait rien à faire, rien d'autre à faire que de laisser le temps s'écouler, et c'est ce qui me rendait malade.

- Au suivant !

Déjà ? D'un œil fébrile je vérifiai que l'écran fatigué affichait mon nom,. Il était intransigeant. L'homme me regardait, il savait qui j'étais. Les autres me regardaient aussi, j'en étais sûr.
Ce moment je l'avais redouté pendant des heures, assis à me tourmenter sur ma chaise, et le vivre des centaines de fois ne m'y avait pas du tout préparé. Pétrifié, je cherchais avec mes mains la force nécessaire pour me relever. Mes jambes endolories me soutinrent miraculeusement et, tandis que je fixais le sol pour n'avoir à croiser le regard de personne, j'entrepris de poser un pied devant l'autre.
Avancer. Ne se soucier de rien d'autre. Mon corps entier tremblait. Mon cœur battait si fort qu'en frappant ma poitrine il me faisait mal. Je transpirais, j'étais traversé par d'affreuses bouffées de chaleur et le sang qui affluait dans mes tempes me faisait souffrir. Mon crâne me semblait être une ruche et je ne pouvais plus rien entendre d'autre que son bourdonnement, comme si on m'avait soudainement coupé du monde extérieur. En redressant la tête je m’aperçus que j'étais face à la porte. Elle était belle. D'un bois propre et lisse. Sa poignée nacrée me souriait, narquoise. Je n'avais qu'à la saisir, et la tourner, pour enfin savoir ce pour quoi j'avais attendu.
Je tendis alors naturellement mon bras tremblotant en avant, mais il était lourd, si lourd. Ma vue commença à s'obscurcir. Tout était flou, si flou. Dans un dernier effort, je parvins à poser la main sur la poignée, elle était froide. Sous mon poids je la sentis céder, et la porte pivota sur ses gongs tandis que je m'écrasais au sol, terrassé par une violente douleur qui m'arracha un gémissement désespéré. L'espace d'un instant j’eus l'impression que mon cœur explosait, la souffrance traversa mon corps et anéantit chacun de mes nerfs, puis plus rien.

--------------------

Voila, un espèce de truc sans queue ni tête sur un thème bizarroïde. Pas très inventif et sûrement bourré de fautes, n'écrivant jamais à la première personne habituellement. Par pur désir de vengeance le prochain thème sera "Les petites choses qui vous tombent sur la tête."

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Dernière édition par Gefarlich le Jeu 27 Oct - 19:40, édité 1 fois (Raison : Revoir ton passé simple des verbes du premier groupe. è_è)
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Jeu 27 Oct - 19:46

Le problème c'est que du coup, ça prévient pas les autres que quelqu'un a posté... ton éditation.

N'empêche que t'es une sacrée feignasse de l'imagination. Une partie du défi résidait dans le fait de trouver "quelque chose" qui soit à l'origine de l'utilisation répétitive de ce "Au suivant", à défaut de retourner complètement le propos. T'as rien précisé à ce sujet. Screugneugneu. Comme qui dirait.

On verra bien pour ton thème encore plus bizarre que l'mien. x)
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Jeu 27 Oct - 20:38

Du tout, j'étais pas le moins du monde obligé de trouver une raison à ce "Au suivant". J'aurais même pas été obligé de faire dire "Au suivant" à quelqu'un à la limite. d:

Ça veut dire que tu prends mon thème ? o:

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Jeu 27 Oct - 20:49

Si. 'fin t'es jamais obligé. Mais y'a toujours un genre d'attente derrière l'attribution d'un thème. Et non, pas touche au tien. Place aux jeunes.
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Ven 28 Oct - 20:00

"Les petites choses qui vous tombent sur la tête."

"Un gentilhomme londonien, dit fort savant dans des salons de renom, se promenait en campagne en fort bonne compagnie. L'aventure était peut être galante. La dame était jolie et on la disait fort bien dotée... Attribut qui ne gâte rien comme tout le monde le sait.

Ils marchaient de concert, le reste de l'équipé, tout le gratin de cette petite campagne, les avait insensiblement distancés.
L'ombrelle gracieusement inclinée de la damoiselle ne masquait pas son sourire angélique, ni le chapeau du monsieur, ses yeux grands yeux noirs et rêveurs. De quoi parlaient-ils donc ? L'on ne sait, rappelons que le reste du groupe était loin devant maintenant. Mais soyons sûr que si une tierce personne avait pu glisser une oreille indiscrète entre ces deux jolis cœurs, il aurait pu savourer le plus ancien refrain au monde. Et pourvu que cet inopportun soit doté d'un regard attentif, il eut distingué, Cupidon dans l'ombre attendant son heure.

La délicieuse alchimie était pour ainsi dire inévitable. Pour être honnête, elle était accomplie depuis longtemps déjà, mais avait l'élégance de reprendre pour conclusion, en coda, le thème des débuts, temps bénis des classes amoureuses.
Tout était joué, lorsque le couple vint à passer sous un pommier.
Et là, un coup de vent, une tige moins souple qu'une autre, un des fruits de la lente maturation des jours de soleil tomba. Elle vint frapper la tête du jeune homme.
Il tomba comme raide mort.

C'est un miracle qu'il s'en releva.

Mais le mariage ne se fit pas."


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le sujet suivant est : "l'oiseau fond comme la neige" (l'image est reprise d'un poète mais je ne me souviens plus qui ni comment il la tourne)

PS : Je devrais m'excuser de ce que j'ai écrit mais je n'ai pas envie de m'excuser tout le temps aussi...
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Lord milk
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Ven 28 Oct - 23:23

Très beau, et c'est typiquement le genre de chose que je n'arrive pas à écrire.

Magnifique en tout cas, mais pourquoi est ce que le mariage ne se fait pas à la fin ? C'triste comme fin.

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Sam 29 Oct - 10:16

Je n'y peux rien, l'Histoire c'est passé ainsi :)

(après c'est inventé de A à Z bien sûr mais le personnage principal est historique).

Tu ne prends pas le sujet ?
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Sam 29 Oct - 10:27

Oh... o:

Non. Pas maintenant en tout cas. Mais peut être plus tard, il m'inspire pas trop ce théme, faudra que j'y réfléchisse.

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Dim 30 Oct - 21:41

L'oiseau fond comme la neige.

Image déchue de ses privilèges
A la fosse jetée, tel un sacrilège.

Cette image en effet, pourrait être perçue
Mais notre pragmatisme
donne cette métaphore farfelue

On se demande encore, si un jour le sens en sera compris.
mais demandons nous pourquoi...
Peut-être somme nous punis?
D'être une fois encore trop étroit d'esprit.

Au contraire, si vous pensez la comprendre
Alors faites connaître et reconnaitre,
Sans attendre
Votre présumé être, de la poésie passé maître.

En revanche, si vous vous trompez
Vous statuerez dans la masse
De notre pauvre société.

Choisissez, choisissez, testez votre valeur
Ou restez un assisté, sans honneur ni volonté...

Le destin : se démarquer, ou rester moins que rien...
-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Voila ce que m'a inspiré cette phrase... Pas facile.
Le thème suivant? Hum... L'expression "Tout est relatif" que j'affectionne relativement, selon mon humeur.
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 31 Oct - 9:40

Citation :
Tout est relatif. Relatif à qui ? Relatif à quoi ? Quelle sorte de lien entrave de cette façon toute chose qui a existé, qui existe ou qui existera de telle manière qu'une autre la rende plus tolérable ? Moins injuste ? Je proteste. Cessez de justifier l'existence des morts-vivants par les idées farfelues de Schrödinger sur un drôle de chat, donc d'utiliser des théories de relativité qui questionnent l'utilisation de repères pour rendre plus douce votre putain de vie. Je proteste. Vous mangez tous les jours, vous perdez bien votre temps à assurer vos revenus à travers un travail qui vous emmerde, nourrissant deux gosses mal élevés et une pouf au foyer. Qu'est-ce que ça peut me foutre ? A mes yeux, humainement parlant, vous êtes toujours la stupide loque que vous avez été. Soyons honnêtes, puisque nous sommes amis, dans les conditions qui sont les nôtres, vous auriez pu essayer de vous élever sur un plan plus spirituel à défaut d'avoir à vous battre pour survivre. Regardez-vous. Beauf. Gros. Essuyez donc le gras qui pend encore de l’entrebâillement de vos lèvres, il me débecte. C'est le même qui suinte de vos oreilles jusqu'à me faire oublier que ça ne peut pas être votre absent cerveau qui fond. Il aurait de quoi pourtant vu la merde avec laquelle vous vous rincez la tête. Musique ? Cela ressemble bien aux conneries qui passent et repassent en boucle sous votre front dégarni. La misère des autres fait votre bonheur. Vos regards posés sur eux sont trop insistants pour n'être qu'un peu de pitié. D'ailleurs seule l'avidité correspondrait à ce qui en ressort. Consommez, consommez, nourrissez votre chair des difficultés auxquelles vous échappez. Voyez tout cela en négatif, non pas ce que vous pourriez être, mais toujours ce que vous avez et qui manque à autrui. Tout est relatif. Votre bonheur est relatif, ancré dans la société des cheveux jusqu'aux doigts de pieds - comme tout un chacun, notez que j'ai la délicatesse de ne pas vous reprochez des choses de façon absurde. Vous êtes bien pâle là où vous devriez rougir ! Incorrigible crétin. Crétin fini. Éduquez vos enfants comme vous avez été éduquez, vous avez raison. Que la génération suivante soit encore pire que la nôtre ! Et fermez la, puisque vous êtes incapable de comprendre quoi que ce soit.

Silence.

Loin de moi l'idée de haïr ce que vous êtes, non. Petit à petit vous m'indifférez. Et c'est bien pour cela que... eh bien... hum... je ne sais plus. Pardon. La voix criarde de Catherine riant la mort d'une amie m'a déconcentré. Comme quoi, elle, elle célèbre la perte de la conscience, la vanité des années perdues sur Terre pour sombrer dans l'oubli, la stupidité cuisante de la fin nécessaire... et avec le sourire encore. Et en dansant encore. Comme quoi, le rapport aux choses également, est relatif.

Silence.

"Café ?"
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Et le thème qui suit sera donc : Les petits pois sont rouges.
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Mer 9 Nov - 20:56

Pour la peine j'm'en occupe, de ce thème à la con. Nah.


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Nos efforts enfin avaient été récompensés. Nous avions quitté Eindhoven depuis trop longtemps, et les seules personnes que nous avions croisées depuis étaient quelques trappeurs à la frontière belge. Aucune trace d'une quelconque communauté. Je me souviens de la vie que nous avions là bas. Elle était calme et paisible, chacun d'entre nous avait plus de place qu'il ne lui en fallait et la dernière attaque d'étrangers remontait à deux ans déjà et avait été déjouée brillamment.
Cette tranquillité nous avait causé du tort, nous étions devenus trop nombreux rapidement et nous ne pouvions plus nous nourrir. La famine nous avait frappée. Je n'avais jamais affronté de ma vie ennemie plus fourbe. Elle nous torturait lentement et emportait les plus faibles à la moindre occasion. Nous ne pouvions rien faire, pas le moindre d'entre nous n'osait s'opposer à cela. Les pluies corrosives portées par les vents de l'Est avaient décimé nos récoltes cette année là. Alors que certains d'entre nous commençaient à tuer nos bêtes pour les manger, je réunis les personnes les plus influentes de notre communauté pour leur exposer mon plan : Avec deux cent bouches de moins à nourrir, nous pourrions survivre jusqu'à la prochaine récolte, je ne réclamais qu'un convoi et suffisamment de volontaires. On s'opposa. On réfléchit. Et finalement on accepta. Moi je savais qu'ils accepteraient, c'était la seule solution. Cependant, je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'avait poussé à préparer un tel voyage. Cela m'était apparu un matin comme étant la chose à faire, et je l'avais faite.
Pour être tout à fait honnête, je pense que j'avais envie de voir du paysage. Mais à notre époque on ne voyage pas seul, et quel meilleur prétexte qu'une famine pour rallier une petite armée ? J'étais fier de cette idée, fier de ce projet. Je l'aimais comme j'aimais la vie.

Trois jours plus tard nous étions parti, moi, mon ami Lake, et les 185 volontaires qui avaient acceptés de me rejoindre, presque tous par peur de mourir de faim. Nous avions six chevaux, trois caravanes, et une carte approximative des alentours établie par Lake grâce à nos différentes expéditions et aux dires des voyageurs qui avaient fait escale dans notre ville. Lake était historien, c'est à cause de toutes ses histoires sur l'ancien monde et sur les civilisations disparues que m'était venue cette envie de voyager. Je ne lui en parlais pas et me contentait d'hocher mollement la tête à ses récits, mais je savais qu'il lisait dans mes yeux la fascination, trahissant les magnifiques paysages qui se précisaient à chacun de ses mots.

Il avait apprit à lire à l'age de seize ans. Pendant que je tournais autour des filles de la communauté, il se « cultivait ». Le jour il arpentait les ruines de l'ancien monde à le recherche de données historiques, ou plus rare encore, de livres, sorte de pile de très fines feuilles d'un matériau doux et fragiles qui étaient toutes recouvertes de symboles. Lorsque le soir tombait il harcelait les voyageurs présents de questions que je ne comprenais même pas. Il leur demandait des choses sur des territoires dont je n'avais jamais entendu parler, et leur réclamait toujours plus de savoir. Ils étaient souvent surpris de trouver un érudit dans une communauté comme la notre. C'était probablement le seul d'entre nous qu'ils ne prenaient pas de haut. Je n'ai jamais aimé les voyageurs.

Lake est évidement la première personne que j'étais allé voir. Dés que je lui ai parlé de l'expédition il est devenu fou, il a commencé à parler d'un tas de choses, puis il a dit que nous devions aller nous installer dans les ruines de Paris, qu'ils étaient plusieurs milliers, et qu'ils étaient très bien organisés. J'ai acquiescé, ça m'a semblé bien. Toute la nuit nous avons préparé le voyage, il était aussi excité que moi.

Les premiers jours j'ai tenté d'avoir l'air sérieux. Je savais jouir d'une certaine notoriété au sein de la communauté, notamment depuis que j'avais sauvé par hasard un homme d'un incendie, mais je ne pensais pas que mon autorité serait aussi peu contestée. On s'arrêtait quand je le disait, on marchait dans la direction que j'indiquais, et chacun effectuait la tâche que je lui attribuait sans se plaindre. Aucun d'entre-nous ne s'était jamais aventuré à plus de quelques kilomètres de notre ville, ils ne savaient rien du monde extérieur, ils étaient si naïfs. Moi aussi j'avais peur bien sûr, mais Lake répétait sans cesse que nous n'avions rien à craindre, peu de choses en ce monde pouvait lutter contre près de deux cent hommes. Nous avions même quelques armes à feu, et près de soixante lames diverses.
Le voyage fut effroyablement long et éprouvant. Lake me soufflait les directions à prendre et je les ordonnais à ceux qui au fil des jours étaient devenus « mes hommes ».
Ce n'est qu'au bout de deux mois qu'il m'avoua qu'il était perdu. Malgré tout le respect que j'avais pour lui, j'ai manqué de le tuer ce jour là, mais je n'étais pas sûr de pouvoir justifier ce geste auprès de mes hommes. Sans son savoir je n'étais rien, mais était-il comme moi ? Ne faisait il que prétendre ? Lake, je te hais. Il ne savait même pas si nous étions encore en Belgique ou si nous étions arrivés en France. Nous marchions vers le Sud et chaque ruine, chaque relief, chaque route que nous rencontrions remettaient en cause les connaissances de Lake. Je ne sais pas à quel moment j'ai réalisé que nous n'arriverions jamais à « Paris ». Cette ville mythique qu'il m'avait décrit comme une immense cité lumineuse. Existait-elle seulement ? Tout ce que je savais c'est que nos pas nous avaient conduit au cœur d'une chaîne de montagne qui, du jour au lendemain, fut traversée par un vent glacial. Nous n'avions nul part où aller, et lorsque la neige commença à tomber, il se fit encore plus dur de trouver suffisamment de comestibles pour nous nourrir tous. J’eus peur de devoir sacrifier certains de mes hommes, mais m'auraient ils écoutés ? Je sentais que leur confiance en moi commençait à s'émousser. Ils avaient beau être doux comme des agneaux, la survie pouvait faire faire des choses horribles. Ils auraient eu raison de me pendre de toute manière, je n'avais su les mener nul part. Dix d'entre-nous avaient encore été emportés la veille par une avalanche, nous étions désespérés. Je ne dirigeais plus ce groupe parce qu'on me respectait mais parce que personne ne pouvait prétendre le faire à ma place. Un soir, moi et mes hommes arrivèrent devant un étrange bâtiment de pierre et de métal, caché contre le flanc d'un pic rocheux. Ses portes étaient immenses, c'était le premier bâtiment de toute ma vie que je voyais et qui n'était pas en ruine. Était il récent ? Lake m'expliqua qu'il était de manufacture asiatique et qu'il s'agissait d'un fort biologique. Des constructions supposées abriter un petit écosystéme et occupé par quelques scientifiques. Ils dataient de la quatrième guerre et étaient programmés pour éclore en des temps plus propices afin de rétablir le règne animal et végétal. Nous allâmes frapper aux portes de ce fort étrange aux allures de carapace, mais personne ne vint nous ouvrir. Les scientifiques devaient avoir disparu depuis longtemps désormais. Nous établirent notre campement contre une des parois de la forteresse aux armatures métalliques et, ainsi protégés du vent, nous dormirent relativement bien.

Au cœur de la nuit je fus réveillé par des bruits étranges, on se battait sur le campement. Par les portes entrouvertes de la forteresse se faufilaient des silhouettes, traînant derrières elle des corps inertes. Il ne restait déjà que quelques assaillants, qui se repliaient en nous tenant en respect avec des fusils qui semblaient endormir instantanément ceux qu'ils touchaient. Les portes se refermèrent, puis plus rien.
La neige froide était salie du sang des miens, on avait égorgé en tout une vingtaine d'homme, et les occupants de la forteresse étaient partis avec une dizaine de corps. J'étais furieux. Je hurlais. Je déversais ma rage contre les murs de la forteresse et contre ces hommes qui s'étaient servit en mon peuple comme si nous leur appartenions. Pour qui nous prenaient ils ? Qui étaient ils ? Scientifiques ou pas, je m'en moquais, je voulais ce fort, et je le voulais maintenant. Je remontais mes hommes, je les énervait, je leur donnait l'envie de tuer, de se venger. Je distribuait à tous des armes et constatait avec délice que l'hystérie était la plus facile des choses à provoquer sur un groupe. Lake avait un plan, il avait toujours un plan. En démontant une de ces tourelles tesla qui jonchaient les montagnes, autrefois destinées à abattre aussi bien les hommes que les avions, il administrer aux murs de l’édifice une décharge d'une puissance suffisante pour les réduire en miette. Je bénis ses connaissances en ce qui concernait les anciennes technologies et lui donnait mon accord.

Et maintenant, dans cette nuit sombre qui touchait à sa fin, je contemplais mes hommes s'engouffrer dans le trou béant que nous avions fait. Ils hurlaient et brandissaient couteaux et pieux. Je m’engagea derrière eux et nous commençâmes à tuer les scientifiques, tâchant leurs blouses ternes. Le fort était recouvert par une immense verrière, et abritait un grand jardin, pouvant subvenir aux besoin alimentaires de plusieurs centaines d'hommes tant il semblait prospère. Je n'avais jamais vu autant de consommables concentrés en si peu d'espace.
Les scientifiques ne s'attendaient pas à nous voir, ils furent facile à tuer. Aucun de nous n'avait tué avant cette nuit, mais cela nous semblait si naturel. Nous avions la rage.
Quand tous furent morts, le silence retomba doucement, et on entendait plus que les respirations d'hommes au visage couvert de sang. Les femmes, restées à l'extérieur, pénétraient prudemment dans le fort. Il était à nous désormais.
Soudain, on m’appela.
Chef ! Hurlait-on. Venez voir !
Je me précipitait derrière le mur dont venaient les cris. Un homme me montrait du doigt le sol, il était pétrifié. Il y avait, peu loin, pendu par les pieds et la gorge tranchée, les dix hommes que nous avions perdu quelques heures à peine auparavant, leur sang était recueilli dans de grandes bassines. A mes pieds s'étendait un large carré de terre humide et pourpre. Y étaient plantés toutes sortes de végétaux, des fleurs, des légumes, de petits arbres, et tous étaient souillés par le sang de nos amis. De leurs feuilles perlaient encore de fines et brillantes gouttelettes sanguines et la terre, elle, regorgeait de ce fluide vital, semblant presque la boire. Mes yeux alors s’arrêtèrent sur un plant en particulier, un plan de petit pois. Une de ses feuilles était arrachée et la plante semblait saigner doucement de cette plaie. Avec dégoût je saisi du bout des doigts une cosse, et la brisa. Dans ma paume glissa alors un pois, mou, palpitant, vivant, et pourpre.


------------------------------------------------------


Voila, peu crédible et longuet pour ce que ça raconte, mais j'ai jamais su écourter...
Va foutre des pois rouges dans un texte aussi hein ! (C'pas relu, j'm'en occupe demain.)

Bon, le prochain aura donc le grand plaisir de traiter de L'argot du net.

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Ven 11 Nov - 22:17

Parce que le tien est pas bidon peut-être, de thème ? é_é
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Jaaskel

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Sam 12 Mai - 20:35

Je trouve ce topic très intéressant, mais comme l'a dit explicitement notre chère administratrice, le sujet proposé par Lord Milk est difficile a traiter et ne semble donc inspirer personne.

Je up le sujet au cas où quelqu'un voudrait quand même essayer de nous faire un petit texte la dessus... Sinon je propose qu'on donne un nouveau sujet.
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Teik

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 14 Mai - 17:22

L’argot du net’ c’est un bien joli nom
Mais qui se cache sous cette expression ?
De multiples choses, pour sûr,
4chan vous l’assure !

Mais qui sont ces divers memes ?
You just lost the game.
Are u fucking kidding me?
Bien sur que non, mon ami.

Je vous en conjure, arrêtez ce truc…
Mais, mais mais… Dafuq ?

Pourquoi vous cachez vous derrière ces frimousses ?
Because we are Anonymous…
Quelle bande de couillons !
We are a legion.
Pourquoi rester dans du virtuel?
Nous n’aimons pas l’IRL…

Au final, peu d’infos…
Mais c’est un thème idiot !
Le net part en déroute,
Et l’esc’ argot continue sa route…

________________________________________

Un petit poème troll que j'ai fait vite fait. Il n'a aucune réelle fonction, si ce n'est que de procurer un léger sourire, peut-être, à ceux qui ont les quelques références =). Ca permettra peut-être de débloquer le truc.

Le prochain thème sera : 95 C

(Bah quoi? x)
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 14 Mai - 17:30

Voila, mon théme est critiquée de toute part pour aucune raison alors qu'il est tout à fait possible d'en faire quelque chose, et à côté de ça l'autre il nous sort quoi ? 95 C !

(Oula, en plus je viens jute de comprendre que c'était pas 95C°...)

En tout cas, ce que je trouve drôle dans ce genre de jeu, c'est de voir ce que des thèmes/suites de mots très très variés et parfois absurdes inspirent aux uns et aux autres, et de se débrouiller pour faire une histoire autour de ça. Personnellement je prends toujours ça comme un challenge !

Et si je réponds à celui ci, je peux vous assurer que ma vengeance thématique sera terrible. d:

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Sam 9 Juin - 17:02

Temps restant : trois minutes et quatorze secondes.

"Question 94" : Vous ne pouvez assurer la survie que d'une personne. Laquelle ?
........................A) Vous.
........................B) Votre mère.
........................C) Un inconnu.
........................D) Un prix Nobel de la paix.


Il sourit. On ne le piégera pas avec ce genre de dilemme. On ne le fera pas répondre honnêtement avec ce genre de dilemme. Il sait ce qu'ils veulent et il leur offrira gracieusement, il fera taire l'ennemi qui hurle en lui : que sa conscience est à la fois génitrice du monde, quelqu'un de peu familier, l'empire de son calme intérieur, qu'il doit se sauver, qu'il doit toujours se sauver. Tandis que les coins de ses lèvres retombent, il réajuste la mine de son critérium avant d'entourer d'un geste sûr la case B). Le plus difficile finalement avait consisté à s'empêcher de vomir, le test était purement anecdotique passé cela. Ne lui restait-il pas qu'une seule réponse à donner ?

Temps restant : deux minutes et cinquante neuf secondes.

"Question 95" : S'il y a trois "dieu" et un "bonjour" c'est que j'essaye d'attirer votre attention.
........................A) Dieu.
........................B) Bonjour.
........................C) Dieu.
........................D) Dieu.


Il fronce les sourcils à la lecture de l'interrogation qui n'en est pas une. Sa main tremble alors un peu, ce qui a pour conséquence de faire osciller le crayon qu'il tient encore entre ses doigts, à quelques centimètres de la feuille. Le regard hagard, il balaye rapidement la salle, cet amas de corps pliés en deux comme le bois dont est fait l'homme. Pas le moindre soubresauts parmi celui-ci : ils s'appliquent tous tout au plus à mordiller leur mine en pensant que cela les aidera à réfléchir. D'autres sont toujours plongés en plein coeur du sujet. Les derniers compulsent leur montre frénétiquement, la sueur leur dégouline du front. Il est choqué par la médiocrité qui émane d'eux, celle qu'il perçoit naturellement à l'égard de chaque être, mais aussi celle qu'ils suintent par tous leurs pores. Ils sont mauvais, incroyablement mauvais. Incompétents. Incapables d'arriver à aboutir avec tant de perfection que ce qu'il s'apprête à réussir. Ses yeux se posent de nouveau sur sa feuille. La question ne signifie rien, rien de plus que tout à l'heure. Elle n'appelle pas de réponse. Elle n'appelle qu'une constatation : l'auteur du sujet doit faire partie de cette assemblée de demeurés pour croire encore que quiconque peut se laisser berner par un procédé de déstabilisation aussi éculé. Un procédé qui trouverait mieux sa place dans un mauvais roman. La question ne signifie rien. Qu'est-il censé répondre ? Que serait-il sensé de répondre ? B) parce qu'il est unique ? D) parce que Dieu et que D ? Ou A) ou C) ou D) avec une indifférence marquée par la similitude de la réponse qui suit ? Ou C), de nouveau, parce que c'est la seule taille de bonnet acceptable pour une femelle lambda ? Un rictus déforme ses traits.

Temps restant : une minute et quarante six secondes.

Peu importe la question finalement, la question qui ne signifie rien : Dieu est la réponse, c'est une certitude. Cela leur ressemble, et d'une certaine façon cela lui ressemble aussi pour une fois. Lequel ? Dieu, l'unique, le sauveur, le multiple, le destructeur. Dieu le démiurge ou dieu le créateur tirant ses outils du néant. Dieu, la. Son Dieu ? Lorsque l'on est agnostique, il prend des formes multiples et des conceptions divergentes. Son Dieu est une femme, parce qu'elles sont faibles, inférieures et détestables. Nouveau rictus. C) semble de plus en plus pertinent, ce doit être la poitrine d'un ange au minimum, donc au moins celle de La Divinité qui se meut sous son crâne. Ils ne sont rien d'autres que des égaux, sous son crâne. Il pourrait en profiter. Et cette question qui ne signifie rien ? Soupir agacé. Elle est rousse, avec les cheveux longs et ondulés. Soyeux à souhait, pour s'enfoncer un peu plus dans le cliché. Elle a les yeux sombres, marrons presque noirs et le teint pas si pale, pas si plein de tâches. Elle est ronde, parce qu'Elle est Femme. Elle est anthropomorphe pour n'effrayer personne, parce qu'Elle est méchante et injuste mais pas si sotte. C'est La, non pas Une. Quoiqu'Elle le soit, Une. Elle a 95 milliers d'années, 95 dents. Elle a 95 grains de beauté minuscules qui serpentent sur Son derme, dont un près de la bouche, et un autre sur l'oreille. Elle a 95 défauts, parce qu'Elle n'est pas perfection. Elle a 95 désirs inassouvis, et 95 regrets sur l'aspect esthétique de la Terre.

Temps restant : vingt-huit secondes.

Il murmure au bord de l'extase et de la folie, tout bas, ce qu'il prend pour une indéniable réalité : il mourra à 95 ans, bâtiment C d'un hospice miteux et Elle viendra le chercher. Pour de vrai. Une larme de joie roule sur sa joue, tandis qu'il conclut ce concours. Triomphant et seul, après avoir rangé sa table, il se dirige d'un pas léger vers les examinateurs, leur tend la copie, leur sert une expression presque dénuée de dédain, et s'en va tandis que la sonnerie de fin retentit alentour. Il passe la porte et jette son sac à dos sur l'une de ses épaules. Et Sa langue ? Elle aura quel goût ?

___________________________________________________________

Le thème suivant sera : Les pieds.


Dernière édition par Gefarlich le Ven 15 Juin - 16:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Mer 13 Juin - 20:45

J'adore. Le texte comme le nouveau thème. d:

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Dim 1 Juil - 14:48

Dom Juan, assis à une table, répliquant moralement à son acolyte et valet Sganarelle, bien intrigué des suites du discours tenu par son maître.

DOM JUAN : J’aime les pieds.

SGANARELLE : Ah ? Mais qui aimez vous tant épier ? Serait-ce une nouvelle proie que votre seigneurie eut en ligne de mire ?

DOM JUAN : Ce n’est point de cela que je disserte bougre d’âne ! Mais bel et bien de la partie du corps. Ou l’on peut dire que j’apprécie épier des pieds en ce cas.

SGANARELLE : Vous me troublez…. Que trouvez-vous de si agréable à cette partie du corps ? Seriez-vous fétichiste ou quelque autre calomnie de ce genre ?

DOM JUAN : Oh non, je ne suis point fait Tichiste, ou qui que ce soit d’autre d’ailleurs. Tu devrais pourtant savoir que je ne suis qu’un esthète qui se laisse bercer par le doux plaisir que procure la beauté féminine, surtout si il est agrémenté d’une candeur sans pareille. Je vais encore devoir t’éduquer quant à cette conception du pied féminin. Tu es vraiment un piètre ignare mon Sganarelle. Bien, commençons par l’entame, et attaquons par la suite cette idée charnue dont tu dois te défaire. Tout d’abord le pied d’une femme diffère plus que ses seins, de manière générale, car la quantité de souliers n’a d’égale que l’imagination de leurs concepteurs. Et même si certains corsets peuvent pallier à cette carence en termes d’originalité, il est indéniable qu’il existe plus de façon d’exhiber ou de cacher son pied, sans pour autant en devenir inélégant ou introvertie. Le pied devient alors un objet de convoitise, associé à un regard plus noble de la femme, ce qui est tout un art, pour nous, les hommes. En outre, tu devrais savoir, en me suivant dans mes aventures et mes multiples conquêtes que je reste un fin stratège dans les joutes de séduction, et que je ne suis pas avare face aux défis proposés par la gente féminine, dont je sors bien souvent triomphant. Or ici aussi, il parait plus difficile, car plus profanateur de contempler le pied d’une demoiselle plutôt que son buste, tout du moins sans que celle-ci ne s’en rende compte. De ce fait, les risques sont plus importants, vois-tu ? Quand nous autres, artistes et magiciens, sommes démasqués en train d’admirer la poitrine d’une dame, nous ne pouvons être aussi gênés que si nous apprécions l’un de ses pieds. Et cela m’enchante d’élaborer des combinaisons pour aboutir à cette originalité, tout en restant dans la noblesse du corps et de l’esprit en se détournant du péché, sans pour autant faire disparaître l’exaltation du virtuose s’exerçant dans l’art de la contemplation, et de la discrétion. Il est bien préférable d’exhiber le caché que de se complaire à se laisser berner par l’arboré.

SGANARELLE : Maître…

DOM JUAN : Il n’y a pas de maître qui tienne, mais seulement la noblesse du plaisir vers lequel nous tendons, et c’est à nous les hommes d’éduquer, tout comme je le fais en ce moment, ce monde efféminé, perverti pas une vision sommaire et altérée des choses qui ne devient que foutaise et se doit d’être complétée. Les pieds ont également une fonction vitale pour notre survie, donc tu te dois de les considérer à la même enseigne que toute autre partie. Que ces bons rois se voulant instigateurs de tolérance me font rire, se délectant des jolis seins de leurs jeunes servantes. Tu te dois à l’avenir de savoir tout cela, sinon, de quoi aurais-je l’air avec un tel disciple.

______________________________________

Voilà, je me suis bien amusé pour le faire ce thème en tout cas, même si Molière, ça fait un bon bout de temps que je n'en n'ai pas lu (ce qui explique une partie du décalage). J'espère qu'il vous à plus à vous aussi en tout cas.

Thème suivant : Onomatopées.
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 2 Juil - 13:26

Ah, super. J'adore ce topic, ça rends vraiment des textes sympas !

Je vais prendre le prochain je pense.

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 2 Juil - 15:53

- Gentlemans ! Nous avons besoin d'un nouveau concept ! Quelque chose de révolutionnaire ! S'écria le grand homme à la voix grave et imposante.
- ZBAN ?
- ZVLOUF !
- RADABANG.
- Non non, plus soft. Ziiiiiiiiiiioufffff. Plouf.

Le visage de l'homme se décomposa, il semblait prêt à exploser.

- C'est original ça ? Hurla-t-il. C'est Révolutionnaire ?! On a commencé à rajouter des Z devant des onomatopées existantes en 1988 et cette mode est terminée depuis prêt de 15 ans ! Quand à RADABANG, c'est la chose la plus stupide que j'ai jamais entendu, vous êtes payés à faire quoi sérieusement ?

Un silence glacial s'empara du bureau des onomatopées.

- Et SCHKRIIIIIIIIIIIIIII !!! ? Pour une chaise qui frotte contre le sol ? Demanda timidement un stagiaire. Le patron s'approcha de lui et l'attrapa par le col avant de le jeter par la fenêtre. Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiou... ! S'exclama le stagiaire en tombant. L'homme referma la vitre mal huilée dans un Gniiiiii.. strident et de frotta les mains l'une contre l'autre, l'air satisfait.
- FROT FROT FROT. Dit il avant de reprendre. Qu'est ce que vous comprenez pas dans "révolutionnaire" ? On n'a pas besoin du bruit que fait une chaise qui grince, on l'a déjà depuis des années.
- BURP. Lâcha quelqu'un dans l'assemblée. Excusez moi, c'est les tacos de midi, continuez...
- Oui, bref. Ce que je disais c'est que cela fait des années qu'on fait des onomatopées pour des événements de la vie quotidienne, des onomatopées que les gens utilisent tout les jours ! Depuis le lancement de cette boite avec le Piou piou en 1979, nous avons parcouru énormément de chemin et le PAN ! ainsi que ses dérivés nous ont propulsé cinq ans plus tard via le cinéma américain sur la scéne internationale. Aujourd'hui plus personne ne peut se passer de nos TAP. TAP. TAP. TAP. Lorsqu'il marche dans la rue où de nos RIIIING ! RIIIING ! Pour le moindre coup de fil ! Mais depuis la mise sur le marché du cri du koala femelle et de crissement du papier de verre contre du métal chaud il y a un mois, il faut reconnaitre que l'on tourne en rond !
- Les employés se tournèrent les uns vers les autres sur leur chaise en faisant "Criii..." et commencèrent à murmurer Blablabla.
- Ne vous inquiétez pas, je ne compte licencier personne. Un OUF de soulagement parcouru l'assemblée. Mais nous ne pourrons continuer à tourner seulement en mettant à jour d'anciennes expressions, il va falloir innover. C'est pour cette raison que je propose que nous nous attaquions à quelque chose de nouveau, le bruit des émotions.
- SNIF SNIF ?
- Non, pas le bruit quand on est triste, le bruit des émotions, des sentiments... !
Tout le monde se tut une nouvelle fois, et quelqu'un du se dévouer pour faire le Fshoooooouh... du silence embarrassant.
SPLAF, fit le patron en abattant la paume de sa main contre son front. Des fois, être le patron du bureau des onomatopées, c'était fatiguant.

---------------------------------------------------------------------

Voila voila ! Le thème d'après sera "Marqués à vie."

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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Dim 15 Juil - 22:21

Il sifflait.

C’était le plus insupportable. Ça a l’air ridicule, bon dieu, c’est ridicule, mais je vous jure que c’est ainsi. J’aurai préféré qu’il hurle, qu’il nous menace ou même qu’il se taise. Mais ce sifflement comme si ce n’était qu’un… qu’un travail, un simple job, comme un autre !
Je regardai ma voisine de droite. Elle pendait, les bras retenus en l’air par une chaine, inconsciente. Ou morte. Pour ce que j’en savais, ça pouvait aussi bien être l’un que l’autre. Elle ne parlait pas, ne bougeait pas et ne faisait pas le moindre bruit. Par contre elle saignait. Oh oui, elle saignait.

Peut-on saigner lorsqu’on est mort ?

J’étais dans la même position : les bras tendus, suspendus en l’air pour m’empêcher de tomber au sol. Ou juste pour me garder dans cette position, pour ce que j’en sais. Il n’avait pas encore commencé son travail sur moi, mais je l’avais vu faire sur la fille. Lentement, avec une grande précision. Mais surtout, surtout sans émotion. Rien qui se marque sur son visage.

Juste ce foutu sifflement.

Lorsqu’il est revenu vers moi, j’ai hurlé, pleuré, supplié. La fille l’avait fait avant, j’aurais dû savoir que ça ne changerait rien, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Je ne pouvais pas. Il m’a d’abord regardé longuement, comme on le ferait avec une chemise dans un magasin. Ou bien un steak à la boucherie. Il a finalement arrêté et s’est saisi d’un premier instrument. Un couteau de cuisine, un simple petit couteau. Mes cris ont redoublé.

Je vous passerai les détails et je vous laisse imaginer ce qui suit. Ça n’aura, au final, duré que dix minutes. Dix petites minutes. Ce n’est rien, dans une vie, rien du tout. Pour moi ce furent des années. Des siècles. Dix-sept blessures différentes, aucune de mortelles, toutes extrêmement douloureuses. Les trois premières, j’ai juste hurlé. Les suivantes, je me suis tu, jusqu’à la dixième où je l’ai supplié de me tuer. Je ne pouvais plus.

Il allait m’infliger la dix-huitième blessure lorsque vous êtes arrivés, armés jusqu’aux dents. Vous avez tiré, je l’ai vu tomber. Durant tout ce temps, il n’a pas arrêté de siffler. Même au sol, il sifflait toujours.



::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

Ouais, c'est joyeux, je sais. Je suis spécialisé dans les trucs pas drôles. Bref, voilà le thème suivant :

" Chrysalide et papillon"
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MessageSujet: Re: Session d'écriture   Lun 20 Aoû - 0:32

Très sympa, j'aime beaucoup. Le thème suivant donnera peut être quelque chose de moins glauque. Je vais le prendre.

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