Incarnation de la folie décadente, puissance abstraite aux envies meurtrières. Car la ville est tout et que tout est la ville. Venez découvrir une nouvelle forme de déicité malsaine et écrasante.
 
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 Colleen Baker

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Colleen Baker

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Date d'inscription : 29/06/2012

MessageSujet: Colleen Baker   Sam 30 Juin - 12:10

COLLEEN BAKER

    Nom & prénom : Colleen Mary ; Baker.

    Âge, poids, taille & profession :
    32 ans. 60 Kg. 1m65. Ex-commerciale. Américaine.

    Physique :
    Colleen n'a pas une silhouette fine et élancée. Plus humaine, plus en chair, son corps fait une taille à peine en dessous de la moyenne, contrairement à sa poitrine. Une veste de costume correctement coupée, sombre, qui tombe sur un t-shirt lambda et un jean foncé qui recouvre une bonne paire de 1.4.60, constituent presque sa seule garde-robe. A sa droite : son attaché-case délavé, dans les mêmes tons que sa veste, où l'on pourrait trouver en vrac le minimum vital : des allumettes, les restes d'un sandwich, une cagoule, une couverture plutôt anecdotique quant à son épaisseur, un couteau banal mais affûté, à peine quelques affaires de rechange, un souvenir sans grand intérêt, deux tubes de paracétamol pour ses fréquents maux de tête, des calmants. Rien qui n'ait pas une utilité démontrée. De même, dans ses poches continuellement pleines à craquer, séjournent un paquet de Chesterfield, d'autres allumettes, et des chewing-gum Hollywood light goût menthe. Colleen joue des mains à la recherche d'un emballage en aluminium, et ses doigts longs aux ongles rongés attrapent l'un de ses derniers, défont l'emballage pour poser le contenu entre ses lèvres fines. Leur couleur ? Banale, à peine plus foncées et plus roses que sa peau relativement pâle. De quoi s'intégrer dans le visage sans dénoter, et couvrir des dents de devant un peu trop écartées. Elle passe la main dans ses cheveux. Ils sont quasiment à la garçonne, un peu plus longs sur les côtés ce qui les fait retomber partiellement sur ses oreilles, et prolongés par une frange jusqu'à ses sourcils. D'un châtain relativement foncé, on devine pourtant encore quelques mèches anciennement blondes d'une époque où elle allait sans doute chez le coiffeur. Leur pointe abimée laisse supposer qu'une lame hésitante à remplacer l'action de ciseaux experts. Ses oreilles ? Pas spécialement décollées ou même notables en quelque point, à part un grain de beauté sur celle de droite, qui fait écho à celui qu'elle porte ostensiblement sur le cou. A part une bague d'oreille sur celle de gauche, qui ne fait écho à rien. Le froid la fait renifler, et son nez tout rond se fronce. Elle ferme les yeux, deux globes noisette encadrés par de longs cils. Ils sont trop grands soulignés par des pommettes hautes et des cernes de longue date, ce qui lui donne un regard un peu perdu qu'elle essaye de combattre. Son être se permet de dégager toujours une certaine assurance, parce que faire illusion était par le passé la clé de son succès, donc elle dégage une certaine assurance en se levant, et commence à déambuler, valise à la main, les rues alentours. L'on aperçoit quelques muscles sur cet humain en mouvement, et l'on fait demi-tour en songeant qu'elle était presque gracieuse.

    Souvenirs :
    Colleen est née à Detroit, dans le Michigan, en 1959. Fille d'Alan et Rose Baker, elle est l'ainée d'une fratrie de seulement deux enfants et malgré une différence d'âge importante avec son jeune frère, Arthur, né en 1967, ils ont toujours entretenu de très bons rapports. Elle étudie le français, par amour de cette langue. Après cela, elle émigre rapidement à Kyooki, qui offre dans les années 80 des espoirs d'ascension sociale aisée grâce à l'essor de nombreux domaines et une économie promettant d'être toujours florissante dans la décennie à venir. Jeune et enthousiaste, quoique toujours inexpérimentée, Colleen enchaîne les formations, et survie avec des payes de stagiaires, dans le domaine de la vente. Elle grimpe les échelons rapidement, et quelques années à peine après son arrivée, elle est repérée et embauchée par un employeur faisant partie de cette forte minorité asiatique, un chinois ambitieux qui croit en la démocratisation des télécommunications et s'intéresse aux prototypes de téléphones portables pour le grand public. Colleen possède alors un appartement à un quart d'heure de l'ersatz de centre des affaires de Kyooki, un deux pièces presque spacieux, et vit un morne quotidien entre le bureau, une montagne de travail à clore chez elle, et des week-end dont elle profite peu. Sa penderie est vide d'autre chose qu'un tailleur, et d'une paire de chaussures avec un petit talon carré. Son frère est parti à New-York pour poursuivre des études d'arts et lui donne des nouvelles régulières, tout en attendant d'elle des rapports de l'évolution de la situation pour leurs parents. Ils divorcent peu après que leurs deux enfants aient commencé à voler de leurs propres ailes niant les voeux prononcés à l’Église de St-Anne, et en dépit de ces voeux. Son père reste sur Detroit, victime d'un sombre vague à l'âme mais continuant sans faillir ses activités de docker dans la force de l'âge. Sa mère traîne au bras d'un éphèbe grec depuis un temps certain et l'on ne sait où elle se trouve ou ce qu'elle fait. Colleen lui en veut passablement, néanmoins dans son extrême mansuétude, ses prières disent son envie d'un enfer clément pour le péché de luxure, parce que Rose reste sa génitrice et que l'idée qu'elle souffre éternellement est quelque peu lourde à porter.
    Non seulement Colleen croit en la véracité de chacun de ses souvenirs, mais son être loue intérieurement leur côté foncièrement heureux, et il n'est pas rare que d'autres anecdotes amènent un franc sourire qui étire ses lèvres minces et illumine son visage épuisé. A l'instar de celle-ci : l'année de ses 7 ans, la mort d'un chien que ses parents possédaient depuis longtemps, la décida, entre deux sanglots et deux fois où elle essuyait sa morve de gamine de son bras, de se faire bonne soeur dès que possible pour ne jamais revivre ce genre de perte.

    Éveil :
    Au départ, c'étaient de risibles incidents. Une double consonne dans le nom d'une rue. Un magasin qui change du jour au lendemain d'enseigne. Un billet ou deux qui disparaissent ou apparaissent. Un inconnu qui la saluait d'un vague signe du bras. Colleen était fatiguée. Affreusement fatiguée, et fatiguée depuis quelques mois déjà. Cela ne devait être qu'un manque d'attention envers son quotidien. Néanmoins, ces disjonctions entre les faits et ce qu'elle pensait être la réalité ne cessaient de se multiplier et Colleen ne pouvait s'empêcher d'en parler à Arthur chaque fois qu'elle l'avait au téléphone. Il la rassurait en arguant que cela arrivait à tout le monde et ne négligeait jamais d'étoffer le tout de détails de sa propre expérience. Rien que de la rationalité peu convaincante. On confia, pendant cette période, à un petit groupe d'employés dont elle faisait partie, la direction d'une grande affaire où ils se devaient de tenir une présentation décisive quant au fait qu'Alcatel signe avec eux, ou qu'ils perdent ce marché capital. Elle y avait passé un nombre fou d'heures et de nuits blanches, abattant avec les autres une charge monstrueuse de travail en un mois, vérifiant les chiffres, les prévisions, essayant les techniques les plus loufoques pour illustrer leur propos, et soignant le moindre aspect du dossier et de l'entretien. Les quelques compétences en éloquence de Colleen en firent le bouc-émissaire désigné d'office pour se charger de discourir, une matinée durant, sans ennuyer, et sans faillir. Elle dormit d'un sommeil de plomb la nuit précédente, harassée du stress accumulé et de celui que lui provoquait l'épreuve à venir. Elle s'extirpa rapidement de chez elle, une bonne heure en avance, ce qui la conduisait irrémédiablement à attendre longtemps devant ses bureaux, mais ce qu'elle préférait à arriver en retard. Ce fut donc d'un pas calme qu'elle entreprit de franchir les quelques boulevards la séparant de son lieu de travail. La réelle descente aux enfers commençait ici : cette route, et celle qui suivait, et l'avenue en travers, elle ne les connaissait pas. Un triste sentiment d'horreur s'écoula doucement dans ses veines. Ce chemin qu'elle empruntait chaque jour avait changé. Affreusement changé. Elle réprima les sueurs froides qui menaçaient de lui glacer l'âme, et s'ébroua, marchant de plus en plus vite dans l'espoir de retourner rapidement en chemin connu. Ainsi, les dédales du nouvel agencement des lieux la virent déambuler une grosse demie-heure, avant qu'elle ne tombe nez-à-nez, sans savoir comment, avec ce qu'elle cherchait. Affolée, cherchant à calmer les battements de son coeur, son corps se laissa glisser contre le mur de la façade et s'assit là, jusqu'à ce que résonne le tintement de la porte d'entrée. Quelqu'un venait de faire irruption à l'intérieur. Il était temps.
    Elle débita, comme un robot, l'introduction à l'assistance muette. Chaque cellule de son corps s'oubliait derrière des mots appris par coeur, et les derniers bouleversements subits s'effaçaient ainsi. Elle concluait naturellement, dès cette introduction, en rappelant l'enjeu qui résidait ici, tant pour son entreprise que pour Alcatel. Des moues d'incompréhension emplirent les visages de ses interlocuteurs. Elle s'arrêta, ne comprenant pas ce qu'elle avait pu dire ou faire qui mérite une telle réaction, mais seulement un instant, avant de continuer, désorientée une nouvelle fois. On l'interrompit. Une main qui se lève, un haussement de sourcil dubitatif, une moustache qui frétillait d'agacement.
    - Alcatel ? Madame, sauf mon respect, vous ne devez pas vous être trop renseignée pour ne pas savoir même avec qui vous parlementez. C'est inadmissible. Comment pouvez vous justifiez un tel comportement ?
    Le ton était inflexible. Sûr de lui. D'une certitude ancrée là depuis toujours. Colleen manqua de s'évanouir. Elle ne pouvait pas s'être trompée. Son esprit, chacune des feuilles et chacun des transparents posés à portée de main, tout était couvert du même nom qu'elle avait prononcé. Alors pourquoi ? Pourquoi cela n'était-il pas le bon ? Pourquoi avait-elle tort ? Elle balbutia des excuses, attrapa son sac, et sortit précipitamment de la salle, en niant l'incompréhension dans laquelle elle les avait plongés. Sa main passa dans ses cheveux tandis qu'elle empoignait le premier téléphone disponible pour contacter son frère, le coeur au bord des lèvres, la panique dictant son comportement. Numéro indisponible. Numéro non-attribué. Il fallait qu'elle sorte, qu'elle sorte d'ici, qu'elle lui parle, qu'elle aille le voir. Qu'elle prenne le train pour fuir loin d'ici. Elle n'était pas folle. Elle n'était pas folle. Elle n'était pas folle. Que Dieu la sorte de cet enfer. La gorge nouée, elle atteignit la gare et sauta dans le premier train en direction de New-York. Les nerfs à cran, le regard allant à gauche, à droite, derrière elle, dans l'espoir qu'aucune autre surprise désagréable ne lui était réservée, et qu'elle réussirait à reprendre pied, elle finit au bout de deux heures par s'assoupir. Trop d'évènements, trop éprouvants, et un sentiment étrange d'une irrépressible fatigue. Des somnifères dans son café ? Elle oubliait, dans des rêves peuplés de lumière, l'indescriptible folie qui devenait sienne. Elle ne s'éveilla qu'après un long moment. Le contrôleur lui secouait doucement l'épaule. A moitié assoupie encore, elle murmura :
    - Ca y est ? Nous sommes arrivés ?
    Il lui répondit avec un grand sourire :
    - Eh oui ! Bienvenue à ... ! En espérant que vous y passerez un bon séjour. Ou si vous rentrez chez vous, en espérant que vous retrouviez votre home sweet home.
    L'esprit de Colleen s'ébroua face à l'absurde nouvelle.
    - ... ?! A ... ? Et New-York ?
    Il rit cette fois-ci franchement :
    - On en vient. Vous ne vous souvenez plus ? D'autres questions ? Parce que sinon, nous sommes le 1er juin 1991, il est à peu de choses près 3h30 de l'après-midi, et si l'on prévoit quelques nuages et de la pluie cette nuit, on a pour l'instant un superbe soleil. Ah et devinez qui est président ? George Bush ! Ca vous en bouche un coin hein ? Bon allez, dépêchez vous de descendre, on a pas que ça à faire.
    Et sur ces mots il se détourna, hilare. Colleen avait l'impression de peser des tonnes. Elle prit sans savoir trop pourquoi, parce qu'elle n'avait d'autre chose à faire sans doute, son sac, et marcha d'un air morne jusque chez elle. Le ciel était d'un noir d'encre. Ne perçait ni le soleil, ni le moindre nuage. C'était un noir pur et intense. Un noir infini dans l'espace et dans le temps. Elle leva doucement les yeux. N'avait-il pas toujours été ainsi ? Elle s'éveillait à peine, et elle l'acceptait difficilement. La clé tourna dans la serrure de la porte de son appartement. Son être se perdit dans ses pensées après s'être jeté dans son lit. Réfléchir. Réfléchir. Elle n'était pas folle. Elle n'était pas folle. Elle n'était pas folle. Rien n'allait correctement depuis bien longtemps, rien allait bien depuis des jours, et des jours, et des mois. Rien n'était jamais allé correctement. D'ailleurs, là, à l'instant, le meuble disparaissait dans un immonde bruit de succion et il était certain que la fenêtre diminuait de taille. Colleen sursauta et se redressa. Le plafond n'était plus qu'à 1m90 du sol environ. Elle couru, et attrapa prestement son attaché-case pour y fourrer ce qui pourrait y tenir. Porte-feuille, argent, couteau, Hollywood, etc., tout ce qui lui semblait incontournable. Vivre, retrouver son frère. Partir d'ici et retrouver son frère. Elle ne pouvait pas mourir maintenant. Dieu lui présentait une épreuve qu'elle se devait de surmonter. Et aidée de toute sa chrétienté, elle gardait le contrôle de ses actions maintenant. On cautionne tout une fois qu'on l'a assez expérimenté. Elle cautionnait la réalité de ce qu'elle vivait, sa santé mentale, la nécessité de partir sans se retrouver seulement à la rue. Les marches furent avalées prestement sous ses pieds, et le début de sa cavale commençait. Cela expliquait les rues inconnues, puisque la ville se transformait. Et les gens ? Peut-être qu'eux aussi ?
    Elle vida son compte en banque, et s'offrit de petits hôtels miteux les premiers soirs. Très vite, le paquet de billets diminuant, elle sut ce qu'il lui fallait faire. Elle serait pardonnée plus tard, pour l'instant pour vivre, un petit révolver toujours vide vient étayer la collection des objets transportés dans son attaché-case. Une cagoule. Juste pour des petits casses. Juste pour tenir d'ici le rétablissement d'une logique dans le quotidien.

    Particularités :
    Elle porte toujours des manches longues, un peu trop longues, qui couvrent ses avants-bras complètement. Et elle tire frénétiquement sur ses manches, pour que jamais personne ne voit. Un petit coeur bat, dans celui de droite. Cela fait une vilaine boursouflure dont émanent d'étranges ramifications. D'autres boursouflures plus discrètes, en forme de tentacules, qui palpitent elles aussi, et s'affinent en rejoignant son poignet et son épaule. La même chose commence à apparaître à gauche, et cela mange son énergie, et cela mange presque littéralement. Colleen a le pressentiment que cela lui veut du mal, sans vraiment savoir comment cela va évoluer. En tout cas, cela ne semble lui servir qu'à... rien.

    Mental :
    A la différence d'un certain nombre d'éveillés dont la prise de conscience s'est faite brutalement, c'est petit à petit que Colleen remarqua que certaines choses différaient de la logique inscrite dans chacune de ses cellules. De fait, s'il existe nécessairement une partie d'elle perdue, déstabilisée, prête à s'évanouir à chaque fois qu'elle réussit à concevoir dans sa globalité ce qui lui arrive comme pour éviter de s'en rendre compte tout à fait, Colleen profite néanmoins d'une certaine stabilité au quotidien. Elle appelle cette ville "Folie" dans un français tinté d'un fort accent américain, plutôt que "Kyooki", consciente de désigner la même chose mais souhaitant toujours se raccrocher à des aspects familiers de la vie qu'elle menait avant. Si les termes d' "éveillé", d' "éveil", ou de "particularité" ont naturellement pris place dans son vocabulaire, jamais on ne l'entendra parler de "synchronisation" ou "mutation", pas plus que de "gaijin". Les non-éveillés sont des non-éveillés dont elle plaint la précarité mais que jamais elle ne conçoit comme inférieurs. La ville se "transforme" simplement, elle n'est pas une entité vivante ni une entité quelconque poursuivant un but. La tourmente dans laquelle Colleen s'est retrouvée jetée ne suit aucune logique de nuisance à ses yeux, tout au plus de mise à l'épreuve de sa piété. Dieu saura comprendre que sa malhonnêteté naturelle, révélée entièrement par les conditions qui sont maintenant les siennes, intellectuelle ou morale, ne résulte que d'un processus de défense contre tout ce qui l'assaille et Il pardonnera. Parce que Colleen fait partie de cette Amérique pieuse envers et contre tout, et sa foi ne peut être ébranlée par si peu. Et de cette Amérique sans aucune curiosité envers une culture cinématographique, littéraire, ou musicale. Elle sait que d'autres savent, puisqu'il lui serait insupportable d'être seule à savoir, et puisqu'elle ne saurait avoir la prétention de se penser élue. Leur compagnie et leur aide lui semble indispensable : quitter la ville est son seul projet, quitter la ville pour retrouver son frère, et les rumeurs parlant de l'impossibilité de le faire sonnent comme les récits d'essais solitaires. Un handicap particulier se dresse sur son chemin. Un handicap dont elle est la cause : le stress. Celui-ci la caractérise mieux que bien des choses : elle l'était avant l'éveil, d'où les ongles et d'où les chewing-gums, elle l'est bien plus maintenant, d'où les cigarettes et au cas où les calmants. C'est de cela que découle le fait qu'elle soit continuellement sur ses gardes, et comme Colleen n'est ni une militaire ni une grande aventurière, cela s'avère et peu efficace, elle n'a pas la moindre expérience, et fatiguant, humaine banale dont la seule activité physique était un jogging quotidien. Elle est alors plus irritable que son tempérament habituellement plus doux, du fait d'une fatigue qui n'en finit pas de creuser ses traits. Si elle marquait ses actes de cette charité chrétienne dont elle se devait de les marquer, elle n'a jamais été "gentille", et cette tendance à tout calculer avec une dose d'égoïsme non négligeable est toujours aussi facile à percevoir. A aucun moment pourtant, elle ne tient de l'imbécile, et sait à quel point elle devra paradoxalement taire ce trait de sa personnalité pour arriver à ses fins. Heureusement pour elle, le passé a montré que travailler en groupe ne lui est pas impossible, il suffira de faire illusion. Illusion de cette assurance dont elle a toujours su tirer profit. Pour le reste, la solitude ne lui pèse pas tant que ça.

    Autre :
    Elle attache une importance ridicule à d'affreuses banalités comme la couleur préférée, jaune ; le groupe sanguin, B+ ; le signe astrologique, capricorne ; la météo, en espérant qu'il pleuve que cela agisse comme catharsis ; les allergies, le lactose ; les phobies, les alligators.

    ______________________________________________

    Histoire :
    A venir.



Dernière édition par Colleen Baker le Mer 4 Juil - 16:01, édité 3 fois
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Colleen Baker

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Messages : 2
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MessageSujet: Re: Colleen Baker   Mer 4 Juil - 15:47

Cette fiche est terminée.

Si vous avez la moindre remarque, n'hésitez pas, je ne la validerai qu'après avoir répondu à toutes vos interrogations et avoir modifié les points peu clairs ou carrément malvenus. Pas besoin de dire que ce vert est dégueux, par contre, j'en pleurs moi-même. Bon courage pour la lecture, notamment à cause de cela ! Ah et puis, il y a de la musique dans le nom. Tout là haut. Si ça intéresse.
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Gefarlich

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Messages : 81
Date d'inscription : 02/05/2010
Age : 23

MessageSujet: Re: Colleen Baker   Sam 7 Juil - 13:29

Qui ne dit mot, témoigne de son accord.

Devant le silence médusé qui est le vôtre, j'me permets de valider le personnage.
On discutera ensuite. Ou pas, peu importe, à votre aise, et votre besoin.
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