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 Les petites chroniques de tonton 3choes

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3choes

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MessageSujet: Les petites chroniques de tonton 3choes   Lun 13 Fév - 15:21

Oui je suis sûr qu'elles vous ont manqué, mes petites critiques sur les animes et autre. Comment-ça non ?! C'est quoi ses manières ?! Moi qui me saigne pour pondre toujours un petit truc bien structuré et bien argumenté à chaque fois, utilisant au maximum du peu de vocabulaire que j'ai pour vous faire rêver (ou pas). Franchement, quelle bande d'ingrats x)

Ceci-dit, ce n'est pas moi que ça va arrêté car me voici de retour avec cette fois une critique sur un groupe cher à mon coeur et qui mériterait d'être plus connus qu'il ne l'est actuellement : Between The Buried And Me.


Alors je vous vois venir "Ouai c'est un groupe de Métal, ça hurle, ça me casse les oreilles et tout !" et je vous répondrait "Non, BTBAM n'a rien à voir avec les Slipknot et compagnie qui font tout sauf de la musique !" (parce que vomir dans un micro n'est pas du Growl et taper comme un fou sur ses tomes ne devrait pas faire de vous le meilleur batteur du monde loin de là).
Bref qu'a ce groupe de si spécial ? Et bien un peu d'histoire pour commencer :p

Between The Buried And Me est fondé en 2000 par Thomas Giles Roggers (ou Tommy Roggers), chanteur, pianiste et accordéoniste (si si vous avez bien lu) du groupe. Avec lui, une jolie clique de musicos comptant Paul Waggoner, lead guitarist et soliste virtuose. Pourquoi je cite uniquement ces deux-là ? Et bien en fait, c'est parce qu'ils sont les deux seuls de la formation d'origine à faire partie de la line-up actuelle et tous les changements fais entre temps sont pour moi d'une importance non-négligeable, car c'est ce qui va faire que BTBAM va trouver sa voie, sur un chemin plutôt fastidieux.

En effet, le parcours de ce groupe maintenant parfait à mes yeux est loin de l'être, parfait. En 2002 sort leur premier album, Between The Buried And Me. Je ne m'attarderai que brièvement sur cette galette qui selon moi ne vaut pas son pesant de cacahuètes mais que voulez-vous, il faut bien commencer par quelque chose. Au moins, on y sent l'inspiration de plusieurs grands groupes de la scène rock et métal tels que Metallica, Queen et Pink Floyd.
C'est d'ailleurs cette inspiration qui va les faire connaître peu à peu, promesse d'un futur talent à venir, car il faut le dire, si les titres de BTBAM ne sont pas folichons à l'époque, ils ne sont pas tant dénués d'intérêt que ça. On sens un effort de composition un peu brouillon mais aussi un potentiel technique plutôt convaincant. M'enfin, vous savez ce qu'on dit avec les promesses hein ?

Bref, en 2003 sort The Silent Circus, prémices des compositions grandiloquente d'aujourd'hui. En effet, cet album marque une certaine progression dans la patte musicale de BTBAM, leurs compositions se faisant plus complexes, sortant des sentiers battus (et ennuyeux) d'un metalcore plus ou moins basique, pointant un peu plus leurs modèles de renom. Mais là encore, tout ça reste quelque peu brouillon. Cet album reste un foutoir de différents plans musicaux alternant Jazz, Metalcore, post-rock etc... Bref on se sent toujours un peu perdu malgré de grand titre comme Mordecai qui sera reconnu longtemps comme le meilleur morceau du groupe avec un growl puissant et des riffs aussi brutaux que techniques, déballant un rythme blindé de contre-temps d'une maitrise presque Meshugesque avant les suppliques quasi-murmurées et aériennes de Tommy qui nous rend rêveur, presque nostalgique avant que le solo de Paul Waggoner ne vienne commencer un crescendo émotionnel avec un soli plutôt Jazzy et achevé à nouveau par le chant clair de Tommy, émouvant à vous en foutre des frissons. Et c'est surement ça le problème de BTBAM à cette époque. Leurs compositions avaient toujours cette structure growl/riff brutaux + passage aérien/chant clair ce qui au final amoindrissait la réussite de la recette. C'est comme manger trop de mousse au chocolat cuisinée par grand-mère x)


Mais heureusement BTBAM ne s'arrêtera pas là, et renchérira deux ans plus tard avec Alaska, album charnière de la formation. Les compositions laissent maintenant plus de place aux moment posés, cette fois mieux amené grâce à une ligne de basse plus marquée et plus techniques aussi. On doit cela au départ de Jason King en 2004, remplacé par ce monstre, que dis-je, ce dieu qu'est Dan Briggs, capable de passer d'un plan tout de douceur à un autre plus violent que jamais, marquant l'émergence d'une certaine forme progressiste qui n'impacte pas encore suffisamment sur le côté metalcore mais qui commence à se faire tout doucement sa place.
Deux autres changements à notés : l'arrivée de Blake Richardson à la batterie et de Dustie Waring prenant la place de second guitariste et qui apporteront tout deux leur petit brin de fraicheur aux composition du groupe, le premier se montrant plus à l'aise sur les transitions que son prédécesseur, le deuxième apportant de sublimes effets guitare qui seront beaucoup plus marqué sur l'album suivant, mais bien présent sur Alaska, particulièrement sur Selkies : the Endless Obsession dont il est sûr que le magnifique solo de Paul Waggoner en deviendra une, mêlant virtuosité et riffs distordus d'une beauté éclatante. On comprend mieux le nom de l'album avec cette musique malgré la violence du titre éponyme que je n'apprécie pas vraiment, trop metalcore par rapport au reste de l'album.

Alaska ouvrira en 2007 sur Colors, leur meilleur album d'après la communauté de fan (ce qui n'est pas mon avis). Colors marque enfin le changement musical tant attendu depuis The Silent Circus et Alaska. En effet, BTBAM assois enfin ses influences Jazz et rock-prog comme il se devait de l'être, avec des morceaux comme Foam Born, Sun of Nothing et Informal Glutony. Bref vous l'aurez compris, on va vraiment passer au crible cet album et les suivants.


Colors (ou comment prendre une grosse claque)


Il faut avant tout savoir que cet album de 8 pistes sera exclusivement et intégralement joué lors de leur tournée aux Etat-Unis après sa sorti. Et on a de la chance parce qu'en plus, l'un des concert à été filmé par des professionnel pour leur DVD Live grâce auquel on se rend compte que si la prod sur l'album studio était bonne, ce n'est pas uniquement grâce aux techniciens de Lifeforce Records mais aussi grâce aux artistes car il faut le dire, si on retire parfois les voix venant du public, on a vraiment l'impression d'entendre le CD en concert, chose bien rare d'habitude. A force d'entendre Tarja de Nightwish chanter une octave au dessus de ce que c'est sur CD, on prend vite l'habitude de croire que c'est le cas pour tout les artistes. Joie est de constater que ce n'est pas le cas pour Tommy Roggers.
Ces types sont carrés de chez carrés. Pas un seul loupé, pas une seule fausse note malgré la concentration qu'exige la virtuosité des cinq américains. Car virtuoses, ils le sont.
Les compositions de Colors sont de véritables supplices pour celui qui voudrait reproduire ne serait-ce qu'un titre à l'oreille. Contre-temps, rapidité, violence(décrié par certains et qui je l'avoue peut être dérangeante quand on a pas l'habitude), émotions... tout y est.

Bref, Colors commence par Foam Born sur une magnifique introduction au piano et au chant clair que nous devons à notre ami Tommy. L'ambiance en est presque Musesque (je parle du vrai bon vieux Muse d'avant cette merde de Black Holes and Revelations hein). Et là, c'est l'explosion avec un growl maitrisé, une ligne de basse aussi puissante que l'est la double pédale de Richardson qui alterne magnifiquement les frappes Tome Tome Cymbale Tome Tome shirley et vas y que je te colle un contre-temps sorti de l'enfer... bref je m'emballe.
Ce qui est choquant dans cette chanson aussi, ce sont ces petits moment de calme éphémère, encore brisé par ce growl impressionnant de maitrise.


S'ensuit ensuite Informal Glutony avec son introduction au riff orientaux, vous emmenant dans les déserts d'Afrique avant de vous ramener sur terre par l'un des passages les plus extrêmes du groupe. Et toujours ce growl homogène du début à la fin. Et là, c'est un calme incroyable et un chant clair, dialogue entre les "Feed me fear" de Dan Briggs et la douceur de la voix de Tommy Roggers.

Au fur et à mesures que l'album avance, le côté metalcore se désagrège lentement mais surement, laissant un peu d'air au composition plus progressives. C'est le cas avec le départ tonitruant de Sun of Nothing dont les riffs au début totalement metal laisse place à ce côté rock même si les growls sont toujours là. C'est aussi sur cette piste que Tommy nous montre toute la puissance de son chant clair (et tout son charisme dans le DVD), mais aussi sa folie avec ces "La-la-la la-lala" qu'on croirait sortis tout droit de la bouche d'un psychopathe échappé de l'asile psychiatrique. Et puis il y a aussi ces superbes solis de Paul qui suivent une trentaines de secondes plus tard.
Puis vient un moment d'accalmie avec ses samplers au synthétiseur précédent une musique plutôt festive et dansante et là c'est juste mon moment préféré de la chanson, quand Tommy commence à entonner "Floating Towards The Sun, The sun of nothing" avec sa voix la plus clair et la plus cristalline. Et on se rend compte que ce type est un véritable caméléon quand reprend les riffs lourds bien metalcore qu'il accentue avec un growl plus gras que jamais pour finir cette chanson qui est sans doute l'une des meilleures de l'album avec celle qui suivra.

Car Ants of the Sky est surement le plus bel exemple de l'originalité de composition du quintette alternant les phases rock Queenesque, à celles dépendant plus du metal progressif à la Dream Theater avec de bon vieux sweeps qui sentent les années 80 et ces accords de piano transformé pour un rendu rappelant ce bon vieux temps. Et puis il faut aussi remarqué ses solis qui deviennent de plus en plus mélodique nous rappelant des groupe comme Rhapsody of fire. Bref cette piste est un véritable melting-pot d'influences qui la rendent vraiment intéressante, et c'était sans compter ce petit morceau qui nous rappel le rock ambiant de Pink Floyd suivi à nouveau de ce chant clair aérien et grandiloquent de Tommy qui devient par la suite un peu plus dérangeant (dans le bon sens du terme), angoissant avant le solo de Paul Waggoner, transpirant à la fois le Jazz et les solo de David Gilmour.
Petit moment amusant avant le grand finale, c'est aussi cette petite musique d'ambiance "Taverne Irlandaise" qui arrive de manière un peu incongrue, mais qu'importe, c'est du BTBAM quoi !

Prequel To The Sequel reste dans la même ligner, alternant les univers musicaux avec génie, dans des transitions pourtant pas évidentes mais qui nous paraissent naturelles. Allez savoir pourquoi. Et puis il y a aussi ce magnifique passage qu'on pourrait croire tirer d'un film de Tim Burton. Mais si, quand le morceau d'accordéon pré-enregistré se fait entendre, juste avant cette monté en puissance de Tommy. Et puis le chant clair y est toujours impeccable.

Et vous pensez que Colors ne peut plus vous surprendre ? Et ba vous n'allez pas être déçu des 17 dernières minutes de la galette (ou du chaud) car les deux dernières pistes sont vraiment les plus impressionnantes de l'album.
Jusque-là, vous allez me dire "Hey mais ton Dan Briggs là, il a quoi de si exceptionnel ?". Et bien avant de passer à White Walls (la meilleure piste de l'album) écoutez donc cette magnifique interlude qu'est Viridian. Alors il maitrise pas son instrument maintenant mon Dan Briggs (non je parlais bien de sa basse bande de pervers) ? Et puis excellente intro pour White Walls vous le reconnaitrez (enfin si vous l'écoutez). En fait je crois que le seul moyens de voir ce que vaux White Walls, c'est encore de l'écouter (de préférence en Live) parce que je n'ai vraiment pas de mots pour décrire ça à chaque fois que je la passe dans ma playlist.


Mais le pire, c'est de me dire qu'ils sont encore devenu meilleur avec leur dernier album en date : The Great Misdirect.



The Great Misdirect (ou comment s'en reprendre une derrière)


Six chansons cette fois et je dois dire que c'est bien suffisant vu qu'on approche les 60 minutes sur le CD comme Colors faisait environ 64 minutes. Et comme Colors on commence en douceur par Mirrors.

Enfin en douceur. Faut dire que cette chanson à quelque chose de malsain. Pour tout vous dire, je ne saurais dire pourquoi. Mais ce qui est sûr, c'est que vous redoutez la suite à l'intro. Pourtant cette impression se décante quand Paul Waggoner et Dan Briggs font à nouveau preuve de leur technicité sur une piste rock et une ligne de basse jazzy.
Mais le chant clair de Tommy Roggers est encore présent dans votre tête et reviens vous assaillir de cette impression avant Obfuscation.

Et un départ canon mais on sens quand même que BTBAM a encore laissé l'aspect metalcore au placard... définitivement ? Non je vous rassure, les growl de Tommy sont encore là pour nous prouver que non et les riffs bien lourds à se briser la nuque dans un headbang furieux reviennent rapidement. Mais elle est bien moins présente que sur Colors et laisse de plus en plus de place pour les accalmies de rock ou de rock ambiant pour notre plus grand plaisir (ou pas). On sent aussi sur Obfuscation une folie qui, alors que sur Colors ne faisait que passer un petit instant, se montre omniprésente appuyée par les solis plus psychédéliques de Waggoner, inspiré de Pink Floyd surement. Et comme la folie, ces solis viennent, partent, reviennent et repartent encore pour laisser un peu d'air pour Dustie Waring et Tommy Roggers.
Les treize premières minutes passées commence ma chanson préféré de Between The Buried And Me : Disease, Injury, Madness.


DIM (non pas les caleçons), est une chanson peu accessible, plutôt calme une fois passé les Growl de Tommy, remplacé par des soli de rock ambients ou par un chant clair qui se fait plus de place que dans les autres compositions du groupe. Ce chant clair me touche plus aussi, surement plus mature qu'il ne l'était à l'époque d'Alaska.
Dan Briggs aussi s'en donne à coeur joie, la ligne de basse étant juste ahurissante de technique, même si elle se fait moins puissante qu'avant. Pourtant c'est cette ligne de basse que j'aime et que vous aimerez peut-être.
Niveau percussion en revanche, on est puissant pour accompagné les Growl mais sur certains passage, on se fait juste plus techniques. N'hésitant pas à nous harceler de contre-temps de temps en temps, Richardson accompagne joliment le solo aux influences jazz-rock de Waggoner.
D'un point de vue émotionnel on ressent plein de choses : colères, tristesse, désespoir, bonne humeur, puis re-colère. C'est à croire que les ricains cherchent à nous rendre fou avec cet ascenseur émotionnel.

En parlant de devenir dingue, la piste suivante est surement l'allégorie de la folie la plus totale : Fossil Genera : A Feed from Cloud Montains. Ce morceau est diabolique. L'introduction au piano montre clairement l'orientation barrée de BTBAM, et mon esprit se voit rapidement sous le chapiteau d'une troupe de cirque un peu spécial où les clowns seraient juste complètement malveillants. Original et totalement spé. C'est tout ce que je trouve à dire pour décrire ça. La ligne de basse est toujours aussi extraordinaire et la violence toujours aussi bien dosée. Quant à l'outro, je le trouve sensationnel bien qu'il n'y ait rien d'épique si ce n'est la monté dans les aigüe de Tommy Roggers (et il est foutrement juste quand il chante cette chanson en Live ce qui est d'autant plus impressionnant).



Pour ceux qui ont la migraine, la prochaine risque de vous plaire, car cette fois-ci, pas de Growl x)
Desert of Song commence par une introduction Blues à la guitare et le chant de Paul Waggoner venant aider Tommy dans son ouvrage me rappel juste les bons vieux Western des années 50-60 et 70. Par contre, c'est vraiment un sentiment de nostalgie qui nous prend au tripes.
Le solo de Waggoner et la ligne de basse de Briggs vous achèvent, vous déchire l'âme et le chant de Tommy Roggers, plein de poésie, n'arrange rien à l'envie de pleurer qui vous prend mais qui n'arrive pas au bout. C'est dans cet entre-deux états que vous vous retrouvez à l'introduction de Swim to the Moon, longue de ses 17 minutes.
Et j'ai bien dit longue parce que c'est ce qu'elle me parait quand je l'écoute. C'est surement l'une des seules chansons de BTBAM que je me refuse d'écouter, pleines de solis pompeux de technique et vide du reste. Au final, c'est vraiment la piste qui gâche l'album selon moi. Moins original, moins fou, moins prenant, moins touchant. Honnêtement, je n'ai pas le courage de l'écouter pour vous la détailler plus, je pense qu'il est à vous d'aller la découvrir par vous-même pour comprendre ce que je veux dire par-là (et si vous avez réussit à tenir l'écoute des autres pistes, ce qui j'avoue peut être une épreuve pour ceux qui n'écoutent pas du metal et qui ne supportent pas le Growl).

Nous voilà enfin arrivé au bout. Juste pour info, BTBAM a sorti il y a un peu moins d'un an un EP concept intitulé The Parallax Hypersleep Dialogues long de 35 minutes avec trois chansons juste extraordinaires même si ce n'est pas au niveau de The Great Misdirect.
Si vous avez tenu jusque là, et si vous avez aimé BTBAM, alors je vous le recommande chaudement.

Pour les autres, je suis désolé d'être à l'origine d'horribles migraines (ou pas) et vous invite chaudement à aller prendre un doliprane x)

PS : les images viendront plus tard parce que l'hergeur plante à mooooooort


Dernière édition par 3choes le Ven 24 Fév - 22:06, édité 1 fois
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Wolfangel

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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   Lun 13 Fév - 15:48

J'ai vécu une belle aventure en lisant ta critique (parce que oui, je suis restée accrochée sans effort jusqu'à la fin !).

Ayant déjà écouté quelques chansons de ce groupe que tu aimes tant, je dois malheureusement t'avouer que le médoc pour faire passer la migraine ne marche pas quand j'écoute du Growl toute la journée. Après, c'est une question de goûts et d'humeur du moment. Je dois cependant avouer que ta critique m'a donné envie d'écouter et de vivre ces morceaux tels que tu nous les décrits. Peut-être qu'un jour j'arriverai à apprécier cette musique autant que toi. Ça donne bien envie de vivre tout ça, en tout cas. : )
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Gefarlich

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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   Lun 13 Fév - 18:16

Pas de migraines en particulier, et comme prévu, certains morceaux sont tout doux. Malheureusement ça n'emballe pas tant que ta critique a pu le faire (et elle l'a vachement fait), l'ignorance d'apprécier la prouesse technique (Qui a dit nulle de chez nulle dans tout domaine musical ?) derrière la puissance dégagée sans doute. La seule chose qui est restée intacte des mots aux sons c'est la voix du chanteur. On ne peut que lui concéder d'arriver à être sympathique en enchaînant les extrêmes, et de rester absolument imperturbable en live.

Il faudra que j'travaille ma propension à apprécier ce qui transcende mes horizons musicaux.
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3choes

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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   Lun 13 Fév - 20:35

Gef' > la technique ne fait pas tout. Il faut aussi prendre en compte la sensibilité de chacun pour des choses qui peuvent être donc perçues différemment. Par exemple, j'aime pas particulièrement les Rolling Stones parce que ce qu'ils font ne me touchent pas, mais ça n'empêche qu'ils sont adulés par leur fans.

C'est toujours le truc des goûts et des couleurs je pense.

Après ce que tu dis est vrai, je pense qu'il est difficile de percevoir la technique derrière la puissance dégagée et c'est surement l'un des problème du metal en général. On s'en rends souvent compte quand des fans reprennent certaines chanson au piano. C'est comme ça que j'ai découvert que mélodiquement, le metal est vachement proche des grands classiques comme Chopin, Mozart et Bethoveen alors qu'à première vu, on ne dirait pas.
Je sais aussi qu'il m'a fallu une bonne dizaines d'écoutes pour découvrir des petits éléments qui me filent des frissons so j'ai envie de dire que pour toutes ces raisons, ça m'étonnes pas vraiment que tu n'y aies pas retrouvé ce que j'ai posé sur papier (enfin sur post... mais je me comprends). Les joies de la relativité quoi x)
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Lord milk
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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   Mer 22 Fév - 18:40

Pour un pavé, tu nous en a pondu un beau, et le fait qu'il soit aussi prenant en est donc d'autant plus impressionnant !

J'adore tout ce qui est critique, avis, article, et le fait que ça soit sur quelque chose qui ne me parle pas du tout aurait probablement du me repousser, mais au contraire ça rends très curieux !
Moi et le métal ça fait deux, mais ton article est très intéressant, et il a au moins le mérite de donner une nouvelle vision du genre, et si je n'ai pas encore tout écouté, il est vrai que certains titres sont très intéressants ! (Par contre, sur le growl, je bloque vraiment. C'est très peu accessible pour moi le métal, il faut vraiment que j'insiste.)

En tout cas merci à toi d'avoir prit le temps de nous instruire comme ça, parce qu'écouter/voir/lire quelque chose avec les commentaires de quelqu'un qui s'y connait et qui peu l'analyser correctement, c'est bien plus agréable que sans, et toi on a aucun mal à ressentir ta passion pour la musique quand tu nous en parle et ça rends le tout encore plus agréable et naturel.

Bref, si ce genre d'envie te prends souvent, tu sais ce qu'on en pense. d:

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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   Ven 24 Fév - 21:53

PALE COCOON



Ahah ! Me revoilou avec une nouvelle chronique. Pour ceux qui avait connu la V1, je ne sais pas s'ils se souviennent de celle que j'avais faite pour Eve no Jikan mais il me semble bien que je je faisais référence à l'anime dont je vais faire la chronique aujourd'hui car Pale Cocoon était tout simplement l'une des précédentes oeuvres du Réalisateur/Auteur de Eve no Jikan, et donc je vous laisse devinez ce que j'en pense (vu que Eve no Jikan est mon anime préféré). Quoi ? Vous ne devinez pas ? Faut-il vraiment que j'explique ? Bon ok ok...
Mais avant toute chose, il se peut que certaines choses qui seront écrites en-dessous risque d'entre-ouvrir des portes sur le royaume diabolique du spoil (enfin ce ne sera pas vraiment du spoil mais vous pourrez vous attendre à certaines choses du coup) et pour éviter d'en dévoiler trop, ba certaines choses ne seront pas tout à fait exacte pour vous garder
Breeeeeeef, commençons donc.

Pale Cocoon (de son titre original Aoi Tamago) est une OAV de 23 minutes issue de l'esprit génialissime de Yasuhiro Yoshiura, sortie en DVD au Japon le 18 janvier 2006.
Il faut savoir aussi que Pale Cocoon est la réalisation d'un seul homme. Eh oui ! Mis à part la collaboration de sa femme pour la bande-son et l'intervention de quelques Seyus pour le doublage des personnages, seul Yoshiura a travaillé sur l'anime et même s'il ne dure que 23 minutes, il s'agit d'un travail colossal. Rien que pour ça, cet anime a du mérite mais évidemment, ce n'est pas tout.
Mais avant de vous donner le pourquoi du comment Pale Cocoon est un anime incontournable selon moi, essayons d'abord de le situer.

Tout se déroule dans un avenir où l'humanité a dû se réfugier dans des installations sous-terraines pour pouvoir survivre à la destruction de la nature par l'homme (et c'est surement ce qui risque d'arriver d'ici quelques siècles).
Evidemment, ça fait déjà un bout de temps que nos terriens sont dans cette situation, à tel point que tout le monde a oublié ce qu'il s'est passé, de comment la terre a été ravagée.
Nous suivrons donc Ura, un jeune homme faisant parti du service de déterrage des archives, dont le travail est de restaurer les fichiers numérique qu'ils peuvent trouver dans leur base de données pour pouvoir reconstruire l'histoire de l'humanité depuis notre ère.

Maintenant que vous avez le contexte, passons à la critique et je commencerai par la chose la plus évidente à analyser (ou pas) : la forme.

UNE CLAQUE VISUELLE


Dès les premières images de l'anime, on se rend compte que Pale Cocoon est beau. Les dessins, bien que sombres pour l'ambiance à en faire frémir le claustrophobe que je suis, sont nets, sans bavure. Au niveau des détail, on peut faire évidemment mieux, mais je trouve qu'il n'y en a ni trop, ni pas assez.
Le décors est assez bluffant grâce à l'utilisation d'une animation 3D non-abusive (comme c'est le cas dans Hoshi no Koe de Makoto Shinkai, ce qui gâche souvent la forme d'anime au fond extraordinaire.). Dans Pale Cocoon, cette utilisation donne de la profondeur au champs, donnant à cet anime un côté immersif assez poussé au final.


L'animation quant à elle ne souffre d'aucun défaut. La caméra est vivante : changement de plans, vue à la première personne (qui augmente encore à certains moments le malaise qu'on ressent en regardant cette anime, car on se sent rapidement étouffé), mouvement fluide des personnages, objet et autre particules.

La bande son est, comme celle de son petit frère, d'une qualité à tomber par-terre, son volume étant extrêmement bien dosé et l'apparition des musique est très situationnelle ce qui la rend très très efficace.
Bref vous l'aurez surement compris, Pale Cocoon est tout simplement magnifique.
Il faut quand même noté un défaut notoire : je trouve que le dessin manque de réalisme au niveau des yeux du personnage, comme c'était le cas dans l'oeuvre précédente de Yoshiura, Mizu no Kotoba. Ca gâche un peu la beauté graphique de l'oeuvre, mais une fois habitué à ce détail, il ne nous dérange plus trop.

Mais bon, la forme ne fait pas tout hein... C'est pas parce que l'emballage est joli que le produit est bon. Cela-dit ça aide ^^
Nous passerons donc maintenant sur le fond :

ENTRE PESSIMISME ET OPTIMISME


La forme aussi a le droit à ses multiple atouts et le premier est surement le choc de la projection dans un avenir plus que probable. En effet Pale Cocoon se veut vraiment écologiste, dans le sens où les découverte du département de déterrage des archives nous amène à constaté la monstruosité de l'industrialisation de notre économie et de notre mépris pour notre belle planète et on constate avec impuissance et dégout l'ignoble forme de la nature humaine dans une société de consommation. Un message fort en somme.
Mais évidemment, Yoshiura veut aussi nous montrer que nous ne sommes pas si insensible face à cela, et tout s'accentue par la psychologie des différent protagonistes au nombre très réduit de 3 + 1 (oui il y a une quatrième intervenante mais elle n'a pas un énorme impact sur la réflexion et ne sert à révéler qu'une clé du scénario).

Le premier dont je parlerai sera Ura. Notre jeune homme s'extasie à chaque archive déterrée, contrairement aux autres qui en sont dégouté à force. Pour lui, l'histoire de l'ère qui a précédé la sienne et la beauté de la planète est un véritable stimulant quand les autres abandonne peu à peu leur poste, jusqu'à la fermeture du département, car oui, plus personne ne souhaite y travailler sauf notre Ura qui veut absolument savoir ce qu'il s'est passé.
Evidemment, ce n'est pas le cas de tout le monde ce qui nous amène à notre 2ème personnage qui est un anonyme.

Oui oui, un anonyme qui a pourtant son importance. Si on ne connait pas son nom, on sait qu'il est un collègue de bureau de Ura. Il est celui qui est un peu plus raisonnable, et qui voudrait que ce qu'ils découvrent jour après jour ne soit qu'un ramassis de mensonge, car finalement, savoir ce qu'il s'est passé n'a plus d'importance, et que ce n'est que plus triste.


Et puis il y a Riko, qui partage cette avis. Riko est l'une des collègues de Ura, mais plus encore, on sent qu'il y a un lien plus fort que ça entre eux. On les sens proches et pourtant, on a l'impression qu'ils sont bien éloigné l'un de l'autre, Ura obnubilé par la découverte des archives alors qu'elle, elle en a plus qu'assez. Elle ne souhaite pas savoir, ne souhaite pas se souvenir de ce gâchis et que le monde se porterait mieux sans ses découvertes et que c'est pour ça que tout le monde déserte le service.
C'était comme s'ils étaient des enfants qui entre-ouvre une porte pour voir leur père battre leur mère. Ils ne veulent pas l'ouvrir d'avantage et juste oublier que tout ça à exister et que tout a été détruit par leur faute (enfin par la faute de leurs ancêtres).

Oui bon, vous allez me dire qu'elle est comme l'anonyme, mais elle a plus de poids sur Ura, la seule à pouvoir lui faire enlever ses oeillères. Ca c'est, la vision plutôt pessimiste de la chose, nous montrant ce que nous serons dans une centaine d'année, peut-être plus.


Mais Pale Cocoon nous fait surtout réaliser qu'on ne fait pas attention à ce qui nous entour, non pas pour essayer de le sauver (je ne pense pas que Yoshiura ait cette prétention, et encore moins en voyant la fin surprenante de Pale Cocoon) mais plutôt de dire, profiter de ce que vous avez, décrochez 5 minutes de votre routine, de votre monde pour en trouver un plus vaste, et peut-être plus sain le temps de quelques heures. C'est comme cela que j'ai compris toute cette frustration et cette vilaine impression d'être écrasé, confiné durant tout l'anime, un peu comme Ura finalement.

Pale Cocoon est donc émotionnellement riche. On passe par un paquet de sentiments, même s'ils ont tendances à être assez sombres. Mélancolie, tristesse, émerveillement, frustration. Bref pour ma part, c'est un des rares animes qui ait réussi à me faire verser une larme malgré une fin qui montre une lueur d'espoir.

Bref, je vous laisse découvrir un peu tout ça, car après tout, 23 minutes, ce n'est rien dans une vie.
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Wolfangel

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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   Sam 25 Fév - 17:12

Effectivement, je trouverai bien 23 minutes pour regarder ça. Surtout que, la dernière fois que tu m'as conseillé un anime (5 centimètres par seconde) je n'ai pas du tout regretté. Puis... ta critique, même si elle est moins longue que celle sur le groupe, me donne bien envie de connaître ces personnages. : )
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3choes

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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   Sam 25 Fév - 20:16

Ba en fait, elle est courte parce que j'ai évité de spoiler à mort. Faut dire que pour 23 minutes, c'est pas facile de pas trop en dévoiler parce que ça va rapidement et puis c'est pas comme la musique un anime. C'est plus compliqué à critiquer sans spoiler alors que la musique, on peut spoiler, ça gâche rien x)
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MessageSujet: Re: Les petites chroniques de tonton 3choes   

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Les petites chroniques de tonton 3choes
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